Vingt ans de combat contre le sida
S.A.S. la Princesse Stéphanie raconte les origines de son engagement contre le VIH, né il y a vingt ans d’une nécessité personnelle. Confrontée à la maladie qui touchait ses amis et soucieuse de l’avenir de ses enfants adolescents, elle a décidé d’agir. Son association, Fight Aids Monaco, a d’abord visé à soutenir les femmes, souvent oubliées et stigmatisées. Elle dénonce une discrimination qui, selon elle, n’a pas diminué avec le temps, malgré les progrès médicaux. « Comment est-ce qu’une maman peut tourner le dos à son enfant parce qu’il est malade ? Je ne comprends pas », s’indigne-t-elle, révoltée par la « bêtise » et la désinformation qui isolent les malades.
Pour briser cet isolement, elle a créé la Maison de Vie, un havre de paix où les personnes séropositives peuvent se reconstruire, apprendre à vivre avec la maladie et reprendre confiance en elles, notamment à travers des séjours créatifs et un accompagnement sur la nutrition.
Une lutte sans frontières
L’engagement de la Princesse Stéphanie dépasse les frontières de Monaco. En tant qu’ambassadrice de l’ONU-SIDA, elle se bat pour un accès équitable aux traitements dans le monde. Elle déplore que de nombreux pays réduisent leur contribution financière au profit de l’armement, créant un déséquilibre tragique : « Il y a des gens qui veulent prendre les traitements et qui ne les ont pas, et ceux qui l’ont à disposition et qui ne l’en veulent pas ». Elle souligne l’importance cruciale du dépistage, un geste simple qui permet, avec les traitements actuels, de ne plus être contaminant et de vivre normalement.
Malgré quarante ans de prévention, elle constate avec une pointe de pessimisme que les mentalités évoluent peu. Elle reste cependant déterminée à poursuivre son action : « Tant que je pourrai, je ferai, je serai là. »
La passion du cirque, un héritage familial
Autre combat majeur pour la Princesse Stéphanie : la défense du cirque traditionnel, qu’elle préside au Festival International de Monte-Carlo. Pour elle, un cirque sans animaux « n’a pas de sens », même si elle prône une approche intelligente et des compromis. Elle s’insurge contre la généralisation et la diabolisation de la profession par certains militants, qui ignorent le lien profond unissant les artistes à leurs animaux. « Il faut prendre les choses cas par cas », insiste-t-elle, rappelant que la maltraitance existe partout et ne doit pas être l’apanage du cirque.
Elle voit dans le monde du cirque une véritable famille et un exemple de don de soi, une valeur héritée de son père, le Prince Rainier III. « Ils laissent tout derrière le rideau et quand ils rentrent en piste, c’est que pour donner du bonheur aux gens. »
Mère avant tout
Le sauvetage des éléphantes Baby et Népal, menacées d’euthanasie, illustre son dévouement à la cause animale. Alertée par sa fille Pauline, elle a mobilisé toutes les ressources pour leur offrir une fin de vie digne. Cet engagement, comme les autres, elle l’a transmis à ses enfants, Louis, Pauline et Camille. Très tôt, elle les a emmenés avec elle voir des enfants malades pour qu’ils prennent conscience de leur chance. « Je pense que c’est dans leur ADN », confie-t-elle, fière de voir ses enfants s’engager à leur tour dans des causes qui leur tiennent à cœur.
Elle se décrit comme une « maman inquiète » qui a toujours privilégié la communication. Être mère est pour elle « un métier à plein temps, à vie », et son nouveau rôle de grand-mère est une source de bonheur immense qu’elle qualifie de « génial ».
Les références de l’épisode
- Fight Aids Monaco
- ONU-SIDA
- La Maison de Vie
- Festival International du Cirque de Monte-Carlo
- New Generation (festival de cirque)
- Alterdesign (marque de Pauline Ducruet)
- Centre de la Jeunesse Princesse Stéphanie
- Special Olympics
- Croix-Rouge monégasque
- SPA (Société Protectrice des Animaux)
- Prince Rainier III
- Prince Albert
- Pauline Ducruet
- Camille Gottlieb
- Louis Ducruet
- Geneviève Berti
Au fil de l’épisode
- Le bilan de 20 ans d’engagement contre le sida avec Fight Aids Monaco.
- Les raisons personnelles de son engagement : des amis touchés et la protection de ses enfants.
- La lutte contre la stigmatisation et l’isolement des personnes séropositives.
- Le rôle de la Maison de Vie comme lieu d’apaisement et de reconstruction.
- Les progrès des traitements et l’importance du dépistage pour ne plus être contaminant.
- L’émission de radio « Jungle Fight » pour sensibiliser la jeunesse.
- La différence de perception et de mobilisation entre l’Europe et l’Afrique du Sud.
- L’importance d’être une femme de terrain, au contact direct des malades.
- Son rôle d’ambassadrice pour l’ONU-SIDA et le combat pour l’accès universel aux soins.
- Sa rencontre marquante avec Desmond Tutu.
- La transmission des valeurs d’engagement à ses enfants, Louis, Pauline et Camille.
- Son engagement auprès des jeunes et des personnes handicapées.
- Sa passion pour le cirque, héritage de son père, le Prince Rainier III.
- La défense du cirque traditionnel avec animaux face aux critiques.
- Le sauvetage des éléphantes Baby et Népal, menacées d’euthanasie.
- La création d’un sanctuaire pour les éléphantes grâce à la générosité locale.
- Le monde du cirque, une grande famille solidaire.
- L’impact du Covid sur le Festival du Cirque de Monte-Carlo.
- Sa participation à une campagne de mode pour la marque de sa fille Pauline, Alterdesign.
- Sa vision du rôle de mère, un « métier à plein temps » basé sur la communication.
- Son inquiétude naturelle de maman et sa fierté pour ses enfants.
- Son nouveau bonheur d’être grand-mère.
- L’organisation du centenaire de la naissance du Prince Rainier III.
- Le souvenir de la grande fête populaire sur le Rocher le 31 mai.
- L’importance de la nature et des animaux pour se ressourcer.
FAQ
Qui est S.A.S. la Princesse Stéphanie ?
S.A.S. la Princesse Stéphanie de Monaco est la fille du Prince Rainier III et de la Princesse Grace. Dans cet épisode, elle se présente comme une femme de cœur et de combats. Elle est présidente de plusieurs associations, notamment Fight Aids Monaco et le Festival International du Cirque de Monte-Carlo. Mère de trois enfants, Louis, Pauline et Camille, elle est très engagée sur le terrain pour les causes qu’elle défend, notamment la lutte contre le sida et le bien-être animal.
Pourquoi la Princesse Stéphanie s’est-elle engagée dans la lutte contre le sida ?
Son engagement est né d’une motivation personnelle il y a une vingtaine d’années. Des amis à elle ont été touchés par le VIH et elle a été témoin de leur détresse et de leur isolement. De plus, ses enfants entraient dans l’adolescence et elle a ressenti le besoin d’agir pour mieux les informer et les protéger. Elle a donc fondé Fight Aids Monaco pour lutter contre la maladie et surtout contre la stigmatisation qui frappe les personnes séropositives.
Qu’est-ce que la Maison de Vie de Fight Aids Monaco ?
La Maison de Vie est un lieu d’accueil et d’apaisement créé par l’association de la Princesse Stéphanie. Elle est conçue comme un havre de paix pour les personnes vivant avec le VIH. L’objectif est de les aider à se remettre sur le chemin de la vie, à reprendre confiance en elles et à apprendre à mieux vivre avec leur maladie. Des séjours à thème y sont organisés, axés sur la créativité, la nutrition ou le soutien psychologique.
Quel est l’engagement de la Princesse Stéphanie pour le cirque ?
La Princesse Stéphanie est la Présidente du Festival International du Cirque de Monte-Carlo, un rôle qu’elle a hérité de son père, le Prince Rainier III, grand passionné de cet art. Elle se bat pour la survie du cirque traditionnel, qui inclut des numéros avec des animaux. Elle défend les familles de circassiens et estime qu’il faut trouver des compromis intelligents plutôt que d’interdire systématiquement les animaux, en luttant contre les cas de maltraitance au cas par cas.
Comment la Princesse Stéphanie a-t-elle sauvé les éléphantes Baby et Népal ?
Alertée par sa fille Pauline, la Princesse Stéphanie a appris que deux éléphantes de cirque âgées, Baby et Népal, allaient être euthanasiées. Refusant cette issue, elle a mené un long combat, notamment contre l’administration française, pour les sauver. Elle a fait appel à la générosité d’entreprises monégasques pour construire un parc où les accueillir et leur a offert une fin de vie paisible à ses côtés, sur les hauteurs de Monaco.
