Démystifier l’automatisation
Shubham Sharma, ingénieur de formation converti au marketing de contenu, commence par dédramatiser l’automatisation et le no-code. Selon lui, ces termes peuvent sembler complexes, mais désignent simplement des raccourcis pour rendre les entrepreneurs plus efficaces avec leurs outils digitaux. Il rappelle qu’il y a quelques années, automatiser une tâche nécessitait de faire appel à un développeur, mais qu’aujourd’hui, des outils comme Zapier ou Make rendent le processus accessible à tous. Le principe est simple : « s’il y a ça qui se passe, alors fais ça ». De plus en plus de logiciels, comme Notion, intègrent même leurs propres fonctionnalités d’automatisation, permettant de créer des flux de travail sans quitter son outil principal.
« Tout ce qui est compliqué, ça l’est jusqu’à ce que tu comprennes. En réalité, l’être humain fonctionne comme ça. »
Un levier de valeur pour son entreprise
Au-delà du gain de temps et de la réduction de la charge mentale, automatiser son business présente un avantage à long terme souvent sous-estimé : la capitalisation. Chaque automatisation mise en place est un actif qui augmente la valeur de l’entreprise, car des processus tournent sans intervention humaine. Pour identifier les bonnes tâches à automatiser, Shubham Sharma propose un exercice simple : lister toutes les tâches récurrentes (le « run ») et les évaluer sur deux critères, le plaisir qu’on y prend (« kiff ») et leur impact. Celles qui ont un impact élevé mais un « kiff » faible sont les candidates idéales à l’automatisation. À l’inverse, il déconseille fortement d’automatiser les interactions humaines qui apportent une touche personnelle et qualitative, au risque de paraître mécanique et de décevoir.
Il insiste sur le fait qu’un processus doit être stable et bien défini avant d’être automatisé, pour ne pas perdre de temps sur un système qui va encore évoluer.
Des idées concrètes pour se lancer
Pour illustrer le champ des possibles, Shubham Sharma partage plusieurs de ses automatisations, comme un système complet de gestion des impayés qui relance les clients par mail, SMS puis appel, ou encore un processus qui lui permet de payer ses prestataires en un clic depuis Slack. Il donne une dizaine d’idées applicables par tous : archiver automatiquement de vieilles cartes dans Notion, utiliser l’IA pour taguer sa bibliothèque de contenus, envoyer le replay d’un appel Google Meet, ou encore créer un scénario d’onboarding pour un nouveau freelance. Pour débuter, sa méthode est claire : ne pas se jeter sur l’outil, mais d’abord poser le flux sur papier en définissant un déclencheur et les actions qui en découlent. Et si la tâche semble trop complexe, il ne faut pas hésiter à la déléguer à un expert no-code.
« L’automatisation n’a de sens uniquement si elle nous fait gagner plus de temps que le temps qu’on a utilisé pour la construire. »
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Personnes : Mr. V.
- Outils et entreprises : Notion, Make, Zapier, N8N, Opal, Google Meet, Zoom, Stripe, Slack, Canva, Google Drive, Google Docs, Google Sheet, One Password, ManyChat, CVLC.fr, Comto, Shine.
- Médias : Brut.
- Œuvres : le film Cloverfield.
Au fil de l’épisode
- [02:45] — La présentation de Shubham Sharma, de son parcours d’ingénieur à créateur de contenu.
- Le portrait chinois de Shubham : son animal (l’aigle), sa couleur (le bleu), son plat préféré et son principal trait de caractère.
- [05:56] — Démystifier l’automatisation et le no-code : des concepts accessibles à tous les entrepreneurs.
- L’intégration native des automatisations dans des outils comme Notion.
- [09:30] — Les avantages de l’automatisation : gain de temps, réduction de la charge mentale et capitalisation de la valeur du business.
- Présentation des outils externes comme Zapier, Make et N8N, leurs différences de prix et de complexité.
- [15:42] — Une automatisation originale de Shubham : la gestion des impayés et le paiement des prestataires en un clic.
- Comment identifier les tâches à automatiser grâce à la matrice « kiff » et « impact ».
- Les tâches qu’il ne faut surtout pas automatiser : les interactions humaines qualitatives.
- [22:25] — Dix idées concrètes d’automatisations pour son business : nettoyage de Notion, catégorisation de contenu avec l’IA, partage d’enregistrements, facturation, onboarding, relance client, etc.
- [28:14] — Comment se lancer dans l’automatisation : la méthode du déclencheur et des actions, à schématiser sur papier avant de toucher à l’outil.
- L’option de la délégation : où trouver des experts no-code pour mettre en place ses automatisations.
- [33:08] — Les trois automatisations dont Shubham est le plus fier dans son propre business.
- Comment se former à l’automatisation et où contacter Shubham.
FAQ
Qui est Shubham Sharma ?
Shubham Sharma est un entrepreneur et créateur de contenu, spécialiste de l’automatisation, du no-code et de l’optimisation des processus. Ingénieur de formation, il s’est tourné vers le marketing et partage aujourd’hui son expertise sur sa chaîne YouTube, qui dépasse les 100 000 abonnés. Il aide les entrepreneurs à être plus efficaces en utilisant mieux les outils digitaux, notamment via des formations sur le logiciel Make.
Qu’est-ce que l’automatisation no-code ?
L’automatisation no-code consiste à créer des flux de travail automatiques entre différents logiciels sans avoir à écrire une seule ligne de code. Grâce à des outils visuels comme Make ou Zapier, on peut connecter des applications (comme sa boîte mail, son CRM, son calendrier) pour qu’une action dans l’une (le déclencheur) entraîne une ou plusieurs actions dans les autres. C’est une manière de rendre son business plus efficace et de se libérer des tâches répétitives.
Quels outils utiliser pour automatiser son business ?
Shubham Sharma mentionne plusieurs outils. Pour connecter différentes applications entre elles, les plus connus sont Zapier, très simple d’utilisation, et Make, un peu plus complexe mais plus puissant et moins cher. De nombreux logiciels comme Notion intègrent aussi leurs propres fonctions d’automatisation internes. Le choix dépend du budget, du temps disponible et de la complexité des tâches à automatiser.
Quelles tâches peut-on automatiser dans un business ?
On peut automatiser la plupart des tâches récurrentes et à faible valeur ajoutée humaine. Shubham Sharma donne plusieurs exemples : la gestion administrative (facturation, paiement des prestataires), la gestion de projet (archiver des tâches terminées), le marketing (partager un replay de webinaire), le service client (envoyer un message de suivi après un coaching) ou encore l’onboarding d’un nouveau collaborateur en lui donnant tous ses accès en un clic.
Comment commencer à automatiser sans être un expert ?
La première étape est d’identifier une tâche répétitive qui ne demande pas de créativité. Ensuite, il faut la décomposer sur papier en un schéma simple : un déclencheur (« si ceci se passe… ») et une ou plusieurs actions (« …alors fais cela »). On peut alors utiliser les nombreux tutoriels en ligne pour la mettre en place avec un outil adapté. Si cela semble trop complexe, il est tout à fait possible et souvent rentable de déléguer la mise en place à un freelance spécialisé en no-code.
