Pas de hasard, juste de la physique
Quand une tartine beurrée nous échappe des mains au petit-déjeuner, elle semble avoir une fâcheuse tendance à atterrir du mauvais côté. Loin d’être une simple impression ou une loi de la fatalité, ce phénomène a une explication tout à fait scientifique. Comme le raconte cet épisode, le physicien britannique Robert Matthews s’est penché sur la question à la fin des années 1990. En mêlant calculs de masse, de centre de gravité et en tenant compte de la hauteur moyenne d’une table, il a démontré que tout est une question de temps de rotation.
En effet, la chute est généralement trop courte pour permettre à la tartine d’effectuer un tour complet sur elle-même. Elle n’a le temps que pour un demi-tour, exposant ainsi inévitablement sa face beurrée au sol. Une étude menée sur près de 10 000 tartines a confirmé la théorie : 62 % d’entre elles sont tombées côté beurre.
Les références de l’épisode
- Loi de Murphy
- Robert Matthews (physicien)
- Isaac Newton
- Prix IG Nobel
Au fil de l’épisode
- La loi de Murphy : si quelque chose peut mal tourner, cela tournera mal.
- L’étude du physicien britannique Robert Matthews sur la chute des tartines.
- Le rôle de la gravité, expliquée par Newton en 1684.
- L’importance de la hauteur de la table : la tartine n’a le temps de faire qu’un demi-tour.
- Les résultats de l’expérience : sur 9821 tartines, 62 % sont tombées côté beurre.
- La récompense pour ces travaux : le prix IG Nobel.
FAQ
Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté beurré ?
Ce n’est pas une question de malchance, mais de physique. La hauteur moyenne d’une table ne permet pas à la tartine de faire un tour complet sur elle-même pendant sa chute. Elle n’a le temps que d’effectuer un demi-tour. Par conséquent, la face qui était tournée vers le haut au départ, c’est-à-dire le côté beurré, se retrouve inévitablement face contre terre.
Qu’est-ce que la loi de Murphy ?
C’est un principe populaire, du nom d’un ingénieur américain, qui peut se résumer ainsi : « S’il y a une possibilité que cela tourne mal, cela tournera mal ». L’épisode l’évoque pour illustrer avec humour la sensation de fatalité que l’on peut ressentir face à la chute d’une tartine, même si l’explication est en réalité purement scientifique.
Qui a étudié scientifiquement la chute de la tartine ?
Le physicien britannique Robert Matthews a mené une étude très sérieuse sur ce sujet à la fin des années 1990. Ses calculs et une expérience à grande échelle (plus de 9000 lancers) ont confirmé que la hauteur de la chute était le facteur déterminant, expliquant pourquoi la tartine atterrit le plus souvent du côté beurré.
Qu’est-ce que le prix IG Nobel ?
C’est une récompense parodique décernée pour des travaux de recherche qui peuvent paraître amusants ou insolites, mais qui sont menés avec une grande rigueur scientifique. Robert Matthews a reçu ce prix pour son étude sur la chute des tartines, qui apporte une réponse sérieuse à une question du quotidien.
