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« Une famille sur les routes du Monde ».

Rencontrés au Laos par Alexandre Sattler, Catherine, Grégory et leurs deux filles, Céleste (10 ans) et Pénélope (8 ans), racontent leur tour du monde de 18 mois. Pour ces parents voyageurs, qui se sont rencontrés lors de leur premier périple vingt ans plus tôt, il s'agit de la troisième grande aventure, mais la première avec leurs enfants. Ils partagent avec franchise les joies et les défis de ce projet de vie : l'éducation sur la route, la recherche d'authenticité, la gestion des peurs et des conforts. Un témoignage riche sur le voyage comme outil d'ouverture au monde, loin du quotidien luxueux qu'ils ont connu aux Émirats.

The Phileas 4, un tour du monde en famille entre éducation, aventure et découverte

Une passion devenue projet familial

Pour Catherine et Grégory, le voyage est une seconde nature. C’est d’ailleurs en Birmanie, alors que chacun réalisait son propre tour du monde en solitaire il y a vingt ans, que leurs chemins se sont croisés. Après un second périple de treize mois en couple, l’idée de repartir avec leurs enfants s’est imposée comme une évidence. Ce troisième tour du monde, prévu pour durer 18 mois, est une expérience radicalement différente. Le couple raconte comment la logistique, le rythme et les priorités changent lorsqu’on voyage avec des enfants. L’école, qui occupe deux à trois heures par jour, et le besoin d’un cadre plus sécurisé modifient la spontanéité des débuts, mais n’entament pas leur soif d’aventure. « On essaie d’apporter cette dimension de voyage aussi en allant dans des endroits, des contrées un peu plus reculées », explique Catherine.

Cette quête d’authenticité les a menés au cœur de la forêt amazonienne, en Équateur, pour vivre avec une tribu locale. Une expérience forte, mais qui a aussi flirté avec le danger, notamment en traversant des territoires de tribus non contactées.

Le monde à hauteur d’enfant

L’épisode donne largement la parole à Céleste, 10 ans, et Pénélope, 8 ans. Avec une franchise touchante, elles partagent leur double regard sur l’aventure. D’un côté, l’excitation de découvrir des paysages incroyables, de nager avec des requins en Polynésie ou de marcher sur le lac Baïkal gelé. De l’autre, la peur face à l’inconnu, le manque des amis et de la famille, et les difficultés de l’école à la maison. « Parfois, l’école c’est un peu dur parce qu’on n’est pas vraiment dans des endroits confortables », confie Céleste. Leurs témoignages illustrent parfaitement le choc des cultures, elles qui ont grandi dans le confort d’Abu Dhabi et Dubaï. Le voyage est aussi pour leurs parents un projet éducatif : leur montrer que le bonheur ne dépend pas du luxe matériel et qu’il existe une multitude de façons de vivre.

Le choix de l’instruction à distance via le CNED français a été mûrement réfléchi, notamment pour préparer un potentiel retour en France et l’entrée de Céleste en sixième. Une contrainte assumée pour amortir les chocs culturels et scolaires à venir.

Voyager à l’ère numérique

Catherine et Grégory, voyageurs expérimentés, portent un regard lucide sur l’évolution du voyage en vingt ans. L’omniprésence des smartphones et des plateformes de réservation comme Booking ou Airbnb a, selon eux, complexifié l’organisation et réduit la part d’improvisation. « On a trouvé que le fait d’avoir accès à des offres de logements ou d’activités sur internet ne rendait pas les choses plus simples mais au contraire plus compliquées », analyse Grégory. Financièrement, ce périple est le fruit de plusieurs années d’économies, un choix de vie assumé pour s’offrir ce « luxe de ne pas travailler pendant un certain temps ». Ils ont délibérément choisi de ne pas travailler en route pour se consacrer pleinement à leur famille et vivre l’expérience sans contraintes.

Leur plus grand rêve est que ce voyage influence durablement leur avenir et celui de leurs filles, pour en faire des « citoyennes éclairées du monde ».

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Personnes : Catherine, Grégory, Céleste, Pénélope
  • Lieux : Luang Prabang (Laos), Birmanie (Mandalay), Papouasie, Équateur, Amazonie, Polynésie française, Russie, Lac Baïkal, Abu Dhabi, Dubaï (Émirats arabes unis), Afrique, Inde, Japon, Namibie
  • Organisations et outils : CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), ONG, Polar Step, Instagram, Airbnb, Booking.com, WhatsApp
  • Transports : Transsibérien, Toyota Hilux
  • Famille de voyageurs citée : Un tour à 5

Au fil de l’épisode

  • Rencontre avec la famille à Luang Prabang, au Laos.
  • La genèse du projet : un troisième tour du monde, le premier en famille.
  • Le récit de la rencontre des parents, Catherine et Grégory, en Birmanie il y a 20 ans.
  • Les différences entre voyager seul, en couple et en famille.
  • L’aventure en Amazonie équatorienne et la vie dans une tribu reculée.
  • La difficulté de concilier bénévolat en ONG et voyage en famille.
  • Pénélope, 8 ans, partage son excitation et ses craintes avant le départ.
  • Céleste, 10 ans, raconte comment elle a surmonté sa peur de nager avec les requins en Polynésie.
  • Le contexte de leur vie d’expatriés aux Émirats et le souhait de montrer une autre réalité à leurs filles.
  • Le choix de l’école à la maison avec le système français du CNED.
  • L’expérience de l’inconfort et les récompenses, comme la sarbacane de Pénélope.
  • Le danger imprévu de la traversée de territoires de tribus non contactées en Amazonie.
  • Comment les destinations sont choisies : réaliser des rêves comme le Transsibérien en hiver ou un road trip en Afrique.
  • La réflexion de Catherine sur l’uniformisation du monde et la quête de diversité culturelle.
  • L’impact de la technologie (smartphones, applications de réservation) sur la manière de voyager.
  • La parole des enfants sur le choix des destinations.
  • Les peurs de Céleste : les éléphants, les sauts dans l’eau et les animaux sauvages en Afrique.
  • Les rencontres avec d’autres familles de voyageurs sur la route.
  • Comment le voyage, initialement un projet des parents, est devenu le choix des filles.
  • Le financement du voyage : une vie de travail et d’économies pour s’offrir cette liberté.
  • Le sentiment de ne plus avoir de maison fixe.
  • Les plus beaux souvenirs des filles : la Polynésie française et le lac Baïkal en Russie.
  • Les rêves des parents pour l’avenir : continuer à être surpris par la vie et faire de leurs filles des citoyennes du monde.
  • Comment suivre leurs aventures : sur Polar Step et Instagram sous le nom The Phileas 4.

FAQ

Qui sont Catherine, Grégory, Céleste et Pénélope ?

Il s’agit d’une famille française, également connue sous le nom de « The Phileas 4 » sur les réseaux sociaux, composée des parents, Catherine et Grégory, et de leurs deux filles, Céleste (10 ans) et Pénélope (8 ans). Passionnés de voyage, les parents en sont à leur troisième tour du monde, mais le premier tous les quatre. L’épisode les rencontre au Laos, alors qu’ils sont engagés dans un périple de 18 mois à travers le monde.

Pourquoi cette famille a-t-elle décidé de faire un tour du monde ?

Le voyage est une passion fondatrice pour Catherine et Grégory, qui se sont rencontrés lors de leurs voyages en solitaire respectifs. Ce projet familial est né du désir de partager cette passion avec leurs filles et de leur offrir une éducation par le voyage. Après avoir vécu plusieurs années aux Émirats, ils souhaitaient leur montrer d’autres réalités économiques et culturelles, et leur apprendre que le bonheur peut exister dans des conditions de vie très diverses.

Comment les enfants vivent-ils ce long voyage ?

Céleste et Pénélope partagent un sentiment partagé. Elles expriment une grande joie à l’idée de découvrir le monde, de vivre des expériences uniques comme nager avec des requins ou voir des paysages spectaculaires. Cependant, elles évoquent aussi les difficultés : le manque des amis et de la famille, l’inconfort de certains hébergements, les peurs face aux animaux ou aux situations inconnues, et les contraintes de l’école à la maison avec leurs parents.

Comment est organisée l’éducation des enfants sur la route ?

La famille consacre deux à trois heures par jour à l’instruction. Ils ont opté pour l’enseignement à distance avec le CNED, le système scolaire français officiel. Ce choix a été motivé par la longue durée du voyage (18 mois) et la nécessité de préparer la transition du système scolaire britannique, que les filles suivaient aux Émirats, vers le système français en prévision de leur retour et de l’entrée en sixième de l’aînée.

Quels sont les plus grands défis d’un tour du monde en famille ?

Le principal défi est de trouver un équilibre entre l’aventure et la sécurité des enfants. La famille a par exemple vécu une situation dangereuse en Amazonie. La logistique est aussi plus complexe, avec moins de place pour l’improvisation. L’éducation des enfants demande une discipline quotidienne. Enfin, le financement d’un tel projet sur 18 mois repose entièrement sur leurs économies, ce qui implique des choix de vie et des sacrifices en amont.

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