Comprendre la procrastination avant de la combattre
Avant de chercher une solution miracle, Aline nous invite à une réflexion plus profonde : la procrastination n’est pas une fatalité, mais un phénomène humain et normal. Elle insiste sur l’importance de ne pas s’autoflageller lorsque l’on remet les choses à plus tard. Pour elle, la procrastination n’est pas le problème en soi, mais plutôt un symptôme, la partie émergée d’un iceberg. Elle identifie trois causes principales qui se cachent derrière ce comportement : la peur (de l’échec, du jugement, de ne pas être à la hauteur), le manque d’intérêt pour une tâche jugée fastidieuse, et le manque de clarté sur les objectifs à atteindre. Il est aussi crucial de ne pas confondre la procrastination avec la simple fatigue, qui appelle au repos et non à la culpabilité.
Pour identifier la source de son inaction, Aline propose de se poser deux questions puissantes : « Qu’est-ce que je cherche actuellement à éviter ? » et « À quoi me sert actuellement mon inaction ? ».
Motivation ou autodiscipline : le vrai moteur
L’épisode établit une distinction fondamentale entre deux concepts souvent confondus. La motivation est décrite comme une envie, un désir passager et fluctuant, dépendant de nombreux facteurs externes comme la fatigue ou l’environnement. On ne peut pas la contrôler totalement. À l’inverse, l’autodiscipline est une compétence interne, la capacité à agir et à maintenir un comportement même en l’absence de motivation. C’est elle qui assure la persévérance et la régularité dans le temps. « La motivation, c’est ce qui va nous donner l’impulsion de démarrer quelque chose et l’autodiscipline, c’est ce qui va nous donner la force de persévérer ensuite », résume Aline.
Elle illustre ce propos avec son propre exemple : elle n’a pas toujours la motivation d’enregistrer un épisode de podcast, mais son autodiscipline lui permet de s’y tenir. Souvent, la motivation finit par apparaître en cours d’action, comme l’appétit vient en mangeant.
Des objectifs clairs et un système sur mesure
La première astuce concrète pour vaincre la procrastination est de se fixer des objectifs clairs et spécifiques. Un but vague comme « vivre de mon activité » est une porte ouverte à l’inaction. Aline recommande de définir des objectifs mesurables et temporels, suffisamment challengeants pour stimuler, mais assez réalistes pour ne pas paraître insurmontables. La deuxième astuce est de mettre en place une routine d’organisation fixe, mais personnalisée. Qu’elle soit souple ou rigide, cette routine évite la charge mentale de devoir décider chaque jour sur quoi travailler. L’important est de construire un système qui correspond à sa propre personnalité et à son style de productivité.
C’est ici qu’intervient la quatrième astuce : connaître son style de productivité, notamment son chronotype. Travailler en accord avec son rythme naturel est l’un des ajustements les plus efficaces pour gagner en énergie et en efficacité, et donc moins procrastiner.
Cultiver un environnement propice à l’action
Le perfectionnisme est un puissant moteur de procrastination. Pour le contrer, Aline partage son mantra favori : « mieux vaut fait que parfait ». Elle suggère d’appliquer la règle des 80 % : une tâche accomplie à 80 % est amplement suffisante, car les 20 % restants demandent souvent une quantité de temps et d’énergie disproportionnée. L’environnement joue également un rôle crucial. Il s’agit de soigner son espace de travail physique pour qu’il soit agréable et inspirant, mais aussi son environnement intellectuel et mental. S’entourer de personnes positives et de « business friends » qui nous tirent vers le haut est une source de motivation inestimable. Couper les distractions nocives, comme les notifications incessantes ou les contenus qui génèrent de la comparaison, est tout aussi essentiel.
Enfin, la dernière astuce est de prendre soin de soi. Parfois, la meilleure solution face à un blocage n’est pas de s’acharner, mais de lâcher prise, de sortir s’aérer ou de se consacrer à une activité sans rapport avec le business pour se ressourcer et retrouver l’inspiration.
Pour aller plus loin
- Comment rester régulier et discipliné dans son business
- Connaître son chronotype
- [QUIZ] Quel est votre chronotype ?
- Retrouvez les notes de cet épisode
- [Quiz] Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?
Les références de l’épisode
- Formation « Mission, Organisation et Productivité »
- Podcast « Je peux pas j’ai business »
- TheBBoost
- Méthode Pomodoro
- Méthode des objectifs SMART
- Les chronotypes
- Épisode 142 : Comment rester régulier et discipliné dans son business ?
- Épisode 141 sur les chronotypes
- TikTok
- Apple Podcasts
- Spotify
Au fil de l’épisode
- Introduction d’Aline, coach business chez TheBBoost.
- La procrastination : un sujet universel et une quête de la solution parfaite.
- Déculpabiliser : il est normal de procrastiner et de connaître des fluctuations de motivation.
- La procrastination comme symptôme d’une cause plus profonde.
- Les trois raisons principales de la procrastination : la peur, le manque d’intérêt et le manque de clarté.
- La différence entre la procrastination et la simple fatigue.
- Deux questions à se poser pour comprendre son inaction : « Qu’est-ce que j’évite ? » et « À quoi me sert mon inaction ? ».
- Motivation vs autodiscipline : la première est une impulsion, la seconde est une compétence qui assure la persévérance.
- L’exemple personnel d’Aline sur l’enregistrement de son podcast.
- Astuce n°1 : Avoir des objectifs clairs, spécifiques et mesurables (méthode SMART).
- Astuce n°2 : Mettre en place une routine d’organisation fixe et personnalisée.
- Astuce n°3 : Appliquer le mantra « Mieux vaut fait que parfait » et la règle des 80 %.
- Astuce n°4 : Connaître son style de productivité et son chronotype pour travailler en accord avec son rythme naturel.
- Astuce n°5 : Se créer un environnement motivant, tant physique (bureau, rituels) qu’intellectuel (s’entourer des bonnes personnes).
- Astuce n°6 : Couper les distractions nocives comme les notifications et les contenus générant des émotions négatives.
- Astuce n°7 : Prendre soin de soi et de son équilibre pro-perso pour se ressourcer.
- Le pouvoir de lâcher prise pour retrouver l’inspiration et la créativité.
- Conclusion et remerciements.
FAQ
Quelles sont les causes de la procrastination selon cet épisode ?
Aline de TheBBoost explique que la procrastination est un symptôme de causes plus profondes. Elle identifie trois raisons principales : la peur (de l’échec, du jugement), le manque d’intérêt pour la tâche à accomplir, et le manque de clarté sur les objectifs. Elle précise également qu’il ne faut pas confondre la procrastination avec la simple fatigue, qui est une raison légitime de ne pas être productif et qui nécessite du repos.
Quelle est la différence entre la motivation et l’autodiscipline ?
La motivation est décrite comme une envie ou un désir de faire quelque chose. C’est un état passager, fluctuant et souvent dépendant de facteurs externes. L’autodiscipline, en revanche, est une compétence interne. C’est la capacité à agir et à respecter ses engagements même en l’absence de motivation. La motivation donne l’impulsion de départ, mais c’est l’autodiscipline qui permet de persévérer sur le long terme.
Pourquoi est-il important d’avoir des objectifs clairs pour éviter de procrastiner ?
Le manque de clarté est l’une des causes majeures de la procrastination. Quand on ne sait pas précisément où l’on va ou ce que l’on doit faire, il est facile de se sentir perdu ou submergé, et donc de remettre à plus tard. Se fixer des objectifs clairs, spécifiques et mesurables donne une direction et un plan d’action concret. Cela transforme une vague intention en une série d’étapes réalisables, ce qui réduit la peur et facilite le passage à l’action.
Comment son environnement peut-il influencer la productivité d’un entrepreneur ?
L’environnement a un impact direct sur la productivité. Un environnement physique bien rangé et agréable favorise la concentration. L’environnement intellectuel est aussi crucial : s’entourer de personnes positives et inspirantes tire vers le haut. Enfin, l’environnement digital doit être maîtrisé en coupant les distractions comme les notifications et en se désabonnant des contenus qui génèrent du stress ou de la comparaison, pour préserver son énergie mentale.
