Un Japon que l’image ignore
Valentin Bianchi se présente d’emblée : photojournaliste depuis une douzaine d’années, basé à Liège, il travaille surtout à l’international. Le reportage qu’il expose, L’ombre du Japon, éclaire une face méconnue de l’archipel : celle des détenus âgés. Le constat qu’il pose est net — « actuellement, un détenu sur cinq a plus de 65 ans ». Derrière ce chiffre, il décrit un mécanisme social répétitif : une fracture dans une vie (un divorce, une perte de travail, parfois les deux), puis « la descente aux enfers », la rue et la vie en marge. Des personnes âgées isolées en viennent à commettre de petits délits pour être envoyées en prison — y retrouver, dit-il, « un tissu social » et « un petit confort de vie » perdus. Il souligne un engrenage inquiétant : des délits de plus en plus graves pour obtenir des séjours de plus en plus longs.
Réalisé au premier trimestre 2020, juste avant la pandémie, le reportage s’organise en trois temps — avant la prison, pendant, après — que Valentin Bianchi condense en vingt-cinq images. « C’est un peu réducteur », reconnaît-il, tout en invitant le visiteur à parcourir l’exposition et à lui adresser ses réactions.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- L’ombre du Japon — le reportage de Valentin Bianchi sur les détenus âgés japonais, présenté en vingt-cinq images.
- Le festival Les Saisons de la Photographie, cadre de l’exposition.
Au fil de l’épisode
- Valentin Bianchi se présente : photojournaliste liégeois, actif surtout à l’international.
- Le sujet du reportage : les détenus âgés, une face peu montrée du Japon.
- Le chiffre clé : un détenu sur cinq a plus de 65 ans.
- Le mécanisme social : fracture de vie, rue, petits délits pour retourner en prison.
- L’engrenage : des délits plus graves pour des peines plus longues.
- La réaction du gouvernement japonais et des associations.
- Le dispositif : un travail en trois temps (avant, pendant, après), en vingt-cinq images, réalisé début 2020.
- L’invitation au visiteur à réagir et à écrire.
FAQ
Qui est Valentin Bianchi ?
Valentin Bianchi est un photojournaliste belge basé à Liège. Il exerce depuis une douzaine d’années et travaille principalement à l’international, sur des reportages au long cours. Il présente ici sa série L’ombre du Japon, consacrée aux détenus âgés japonais.
Qu’est-ce que L’ombre du Japon ?
L’ombre du Japon est un reportage photographique de Valentin Bianchi réalisé au premier trimestre 2020. En vingt-cinq images, il documente la question des détenus âgés au Japon en trois temps : avant la prison, pendant l’incarcération et après.
Pourquoi de plus en plus de personnes âgées vont-elles en prison au Japon ?
Selon Valentin Bianchi, une fracture de vie — divorce, perte d’emploi — précipite certaines personnes âgées dans la rue. Isolées, elles commettent de petits délits pour être incarcérées et y retrouver un tissu social et un minimum de confort qu’elles avaient perdus.
Quelle est l’ampleur du phénomène des détenus âgés au Japon ?
D’après le reportage, un détenu sur cinq a désormais plus de 65 ans au Japon. Valentin Bianchi décrit aussi un engrenage : des délits de plus en plus graves sont commis pour obtenir des peines de prison de plus en plus longues.
Où voir le reportage L’ombre du Japon ?
Valentin Bianchi présente L’ombre du Japon dans le cadre du festival Les Saisons de la Photographie. Le reportage est également visible sur son site officiel, sous le titre « The Shadow of Japan ».
