Wave Storia se consulte en mode portrait sur téléphone.
Merci de retourner votre appareil.

Proposer un podcast Produire mon podcast
Wave Storia

Interview du photographe Michel d’Oultremont

Jeune photographe animalier belge déjà primé par les plus grands concours, Michel d'Oultremont partage sa passion pour la faune de sa région. Au micro de Régis Moscardini, il raconte comment son enfance à la campagne et deux années d'ornithologie ont forgé son regard. Loin de l'improvisation, il dévoile les secrets de sa pratique : un travail minutieux de repérage, la construction d'affûts et une patience infinie pour immortaliser l'instant parfait. Michel d'Oultremont explique sa démarche, entre préparation logistique et sensibilité artistique, pour retranscrire l'émotion d'une rencontre avec le monde sauvage.

Michel d'Oultremont, les secrets de l'affût et la passion de la faune locale

De l’observation à l’image

Né dans le Brabant-Oualon en Belgique, Michel d’Oultremont a grandi au contact de la nature. Une passion que ses parents, bien que non-initiés, lui ont transmise en lui apprenant à reconnaître les oiseaux du jardin. Son enfance passée à construire des cabanes et à observer les lapins le mène tout naturellement vers l’ornithologie, qu’il pratique pendant deux ans avec une longue-vue. C’est pour immortaliser ses rencontres et partager la richesse de la faune locale avec un entourage parfois sceptique qu’il se tourne vers la photographie. « Je voulais vraiment montrer aux personnes toute la richesse qu’il y avait autour d’eux », explique-t-il.

Après des débuts en digiscopie, une technique consistant à coupler un appareil compact à sa longue-vue, il investit ses économies dans son premier reflex, un Canon EOS 400D d’occasion, pour développer une approche plus artistique.

La patience et la préparation

Pour Michel d’Oultremont, une photo animalière réussie est avant tout le fruit d’un long travail en amont. Il estime que la préparation représente 50 à 60 % de son temps, bien plus que la prise de vue elle-même. Cette phase essentielle inclut les repérages, qu’il effectue en permanence, jumelles à portée de main, même lors de trajets en voiture. Il utilise également des outils comme Google Maps en vue satellite pour identifier des zones prometteuses, qu’il marque ensuite de ses propres annotations. Cette organisation lui permet de connaître les habitudes de la faune et les meilleurs endroits où se poster.

S’il lui arrive d’imaginer une photo à l’avance, il préfère laisser parler son émotion sur le terrain. « J’essaie toujours sur le terrain d’essayer de montrer ce que je ressens à ce moment-là », confie-t-il, cherchant le bon cadrage jusqu’à ce qu’il trouve la composition juste.

Les secrets de l’affût

La clé de sa réussite réside dans une connaissance parfaite de son matériel et une gestion rigoureuse des conditions sur le terrain. Pour ne pas rater un cliché à cause du stress, il s’est entraîné jusqu’à pouvoir régler son boîtier les yeux fermés. Sa stratégie repose sur la construction et l’entretien de plusieurs affûts, trois ou quatre, répartis dans des milieux différents pour s’adapter aux saisons, à la météo et aux espèces. Face à l’embarras du choix, il a une technique surprenante : « J’ai une pièce et je fais au pile ou face », s’amuse-t-il. Cette approche méthodique lui permet de se concentrer sur l’essentiel : être au bon endroit, au bon moment.

Il détaille notamment le making-of d’une de ses photos d’écureuil, réalisée depuis un affût au ras du sol, après un mois de nourrissage pour habituer l’animal. La gestion de l’odeur humaine est également primordiale : il insiste sur l’importance de toujours se placer face au vent, vérifiant sa direction avec un simple briquet.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Philippe Mouès.
  • Organismes et marques : Canon (EOS 400D, 5D3), Google Maps, Natogara.
  • Prix et festivals : Wild Wonders of Europe, Festival International de la Photo Animalière de Montier-Ander, Nature Image de Tigné-Court, Festival Photonature de La Raide, festival Nature Namur.
  • Lieux : Brabant-Oualon (Belgique), Ardennes (Belgique), Spa (Belgique), La Raide (Belgique).
  • Espèces animales mentionnées : renard, chevreuil, batracien, oiseau, lapin, écureuil, sanglier.

Au fil de l’épisode

  • Présentation de Michel d’Oultremont, jeune photographe belge de 21 ans originaire du Brabant-Oualon.
  • Sa passion pour la nature, héritée de ses parents et de son enfance passée à la campagne.
  • Ses débuts par deux années d’ornithologie avant de se lancer dans la photographie.
  • La volonté d’immortaliser ses rencontres et de prouver la richesse de la faune locale.
  • Son premier matériel : de la digiscopie au reflex d’occasion (Canon 400D).
  • Son conseil d’acheter son matériel photo en occasion pour débuter.
  • L’acquisition de ses connaissances naturalistes, principalement sur le terrain.
  • L’avantage d’être étudiant pour consacrer du temps à sa passion.
  • L’importance cruciale de la préparation, qui représente 50 à 60 % de son travail.
  • Ses techniques de repérage, des trajets en voiture à l’utilisation de Google Maps.
  • La difficulté de composer avec les propriétés privées et les gardes forestiers.
  • Sa démarche pour créer des images originales d’animaux communs.
  • L’équilibre entre l’imagination en amont et l’émotion du moment présent.
  • Comment gérer le stress de l’instant décisif et éviter les erreurs techniques.
  • L’importance de connaître son boîtier sur le bout des doigts.
  • Son utilisation limitée des accessoires (télécommande filaire pour les poses longues).
  • Sa stratégie d’avoir toujours trois ou quatre affûts prêts à l’emploi.
  • L’anecdote de la pièce de monnaie pour choisir son affût du jour.
  • Le making-of de sa photo d’écureuil dans la neige.
  • L’importance de la direction du vent pour ne pas être détecté par les animaux.
  • Sa gestion de la cohabitation avec les chasseurs en période hivernale.
  • Ses projets à venir, notamment la préparation d’un livre.

FAQ

Qui est Michel d’Oultremont ?

Michel d’Oultremont est un jeune photographe animalier originaire de la région du Brabant-Oualon, en Belgique. Malgré son jeune âge au moment de l’interview, il a déjà remporté plusieurs distinctions prestigieuses, comme le Wild Wonders of Europe. Sa photographie est centrée sur la faune de sa région, qu’il cherche à immortaliser avec une approche à la fois naturaliste et artistique, en capturant l’émotion de ses rencontres.

Comment Michel d’Oultremont a-t-il débuté la photographie animalière ?

Sa passion pour la nature l’a d’abord conduit à pratiquer l’ornithologie pendant deux ans. Frustré de ne pouvoir garder qu’un souvenir de ses observations, il a voulu immortaliser ses rencontres. Il a commencé par la digiscopie, en adaptant un appareil compact sur sa longue-vue, avant de passer rapidement à un appareil reflex pour obtenir des images de meilleure qualité et développer une approche plus créative.

Quelle est la part de la préparation dans son travail ?

La préparation est fondamentale dans la démarche de Michel d’Oultremont, représentant selon lui 50 à 60 % de son temps. Ce travail en amont comprend le repérage constant des lieux et des animaux, que ce soit sur le terrain ou via des outils comme Google Maps. Il consacre également beaucoup de temps à la construction et à l’entretien de ses affûts pour être prêt au moment opportun.

Quels conseils donne-t-il pour photographier les animaux farouches ?

Il insiste sur l’importance de l’affût pour se dissimuler. La gestion de l’odeur humaine est cruciale : il recommande de toujours vérifier la direction du vent pour que les animaux ne puissent pas la sentir. Il conseille également d’arriver sur place bien avant le lever du soleil et de faire preuve de beaucoup de patience. Avoir plusieurs affûts prêts permet de s’adapter aux conditions et de maximiser ses chances.

Quel matériel photo Michel d’Oultremont recommande-t-il pour commencer ?

Michel d’Oultremont conseille vivement le marché de l’occasion. Il a lui-même commencé avec un boîtier Canon EOS 400D et un objectif 300 mm achetés de seconde main. Il explique que la quasi-totalité de son matériel a été acquise de cette manière, ce qui permet de s’équiper à moindre coût sans sacrifier la qualité, à condition de choisir le vendeur et le matériel avec soin.

Épisodes similaires
Photographe professionnel travaillant sur le choix de son statut juridique pour se lancer
Libre et Photographe - Podcast Photo Les 3 statuts pour se lancer en tant que photographe pro | Leçon #8
Amateur, auteur ou artisan : quel statut choisir pour se lancer photographe pro, sans jargon administratif.
23 novembre 2021 · 17 min
Écouter l'épisode
Visuel de l'épisode du podcast Libre et Photographe consacré à la photographe animalière Léa Cirotteau
Libre et Photographe - Podcast Photo Interview #25 | Léa Cirotteau – Photographe nature en reconversion
Community manager licenciée devenue photographe animalière, Léa Cirotteau photographie la faune urbaine avec un regard engagé.
5 novembre 2021 · 59 min
Écouter l'épisode
Que souhaitez-vous écouter maintenant ?
Choisissez un mot-clé, appuyez sur Entrée pour parcourir les épisodes.