Une passion née dans l’enfance
Tom Mosack raconte que son amour pour la nature remonte à sa plus tendre enfance, nourri par une encyclopédie illustrée et les balades dans les forêts d’Alsace. S’il a commencé la photographie relativement tard, il a eu la chance de pouvoir utiliser le Nikon D70S de son père, un bon appareil pour débuter. Vivant à la campagne, dans le Pays Basque, il s’est naturellement tourné vers la photographie de nature, un environnement propice qui lui offrait des sujets à portée de main. Selon lui, cet accès facile à la nature est une chance, même s’il est tout à fait possible de pratiquer cette discipline en habitant en ville.
Autodidacte, il a beaucoup appris sur le terrain, profitant des avantages du numérique : « Si on prend une photo, on peut la regarder tout de suite, voir si elle est ratée, si elle n’est pas ratée. »
La priorité aux objectifs
Interrogé sur son matériel, Tom Mosack révèle utiliser un boîtier Canon 450D, un modèle relativement ancien. Son parti pris est clair : il préfère investir dans les objectifs plutôt que dans le boîtier. Il estime qu’un excellent appareil équipé d’optiques moyennes ne donnera jamais de bons résultats, alors que l’inverse est vrai. Son sac photo contient donc un objectif grand-angle Tamron 17-50 mm, un 300 mm f/4 et un 70-200 mm f/4, qu’il décrit comme un « objectif à tout faire ». Il conseille aux débutants de commencer avec un boîtier d’entrée de gamme et un bon objectif comme un 50 mm f/1.8, une configuration peu onéreuse et très efficace.
Pour la photographie de paysage, il utilise également un trépied, qu’il considère comme le premier accessoire indispensable, ainsi que des filtres gradués neutres pour équilibrer l’exposition entre le ciel et l’avant-plan, surtout lors des levers et couchers de soleil.
L’art de la pédagogie
L’activité principale de Tom Mosack n’est pas la vente de ses clichés, mais l’animation de stages via sa structure, Stage Photo Pyrénées. Il se définit plus comme un pédagogue que comme un photographe d’exception, expliquant qu’il a une plus grande facilité à expliquer comment faire les choses qu’à les réaliser lui-même. Ses formations s’adressent principalement aux photographes débutants ou intermédiaires qui se sentent bloqués dans leur progression. Les stages se déroulent en montagne, dans les Pyrénées, sur des durées d’un à trois jours, offrant un cadre inspirant et une immersion totale.
Il est accompagné de sa compagne, Gabrielle, qui apporte une perspective issue de l’histoire de l’art, et d’un accompagnateur en montagne, obligatoire pour la sécurité, qui est lui-même photographe.
Au-delà de la technique
Pour Tom Mosack, la photographie de nature repose sur un équilibre entre la maîtrise technique, la connaissance naturaliste et, surtout, la créativité. Il insiste sur l’importance de développer un regard personnel pour éviter de reproduire les mêmes images que tout le monde, même dans des lieux très photographiés comme le pic du Midi d’Ossau. « On essaie de motiver au maximum les gens déjà à un peu se déplacer, regarder la lumière aussi, poser leur appareil pendant quelques minutes, ne pas y toucher, regarder la scène, l’analyser un peu et se dire : qu’est-ce que moi j’ai vraiment envie de photographier là-dedans ? »
Il souligne également le rôle de la persévérance et de la préparation. Pour réussir une photo de paysage, il ne suffit pas d’être là au bon moment ; il faut planifier, repérer les lieux, parfois à l’aide de cartes IGN, et souvent revenir plusieurs fois pour forcer la chance et capturer la lumière ou l’ambiance parfaite.
Les références de l’épisode
- Personnes : Vincent Munier, Gabrielle.
- Lieux : Alsace, Pyrénées, Pays Basque, Pic du Midi d’Ossau, Lacs d’Ayous.
- Marques et matériel : Nikon (D70S), Canon (450D, 600D), Tamron, Sigma, Pentax, Lowepro (Flipside 400, Rover Pro 45L, Nova 180).
- Logiciels : Aperture, Lightroom.
- Organisations : Stage Photo Pyrénées.
- Médias : Paris Match.
- Outils : Cartes IGN.
Au fil de l’épisode
- La naissance de la passion de Tom Mosack pour la nature, entre encyclopédie et balades en Alsace.
- Ses débuts tardifs en photographie avec l’appareil de son père, un Nikon D70S.
- L’avantage de vivre à la campagne pour un photographe de nature.
- Son apprentissage en autodidacte, grandement facilité par l’arrivée du numérique et des données EXIF.
- La révolution des ISO en numérique par rapport à l’argentique où il fallait changer de pellicule.
- Le contenu de son sac photo : un boîtier ancien mais des objectifs de qualité.
- Son conseil principal pour les débutants : privilégier l’investissement dans les objectifs plutôt que dans le boîtier.
- Présentation de ses objectifs fétiches, dont le polyvalent 70-200 mm f/4.
- L’importance du trépied et l’utilisation des filtres dégradés en photographie de paysage.
- Son activité principale : l’animation de stages photo dans les Pyrénées.
- Le profil de ses stagiaires, principalement des débutants et des intermédiaires.
- Le rôle de sa compagne Gabrielle, experte en histoire de l’art, et de l’accompagnateur en montagne.
- L’importance de la créativité pour développer un regard photographique personnel.
- Le rôle de la chance et de la persévérance pour réussir ses images.
- Ses inspirations, avec la mention du photographe Vincent Munier.
- L’histoire derrière sa photo du Pic du Midi d’Ossau : l’importance de la préparation et du repérage.
- Sa méthode pour préparer ses sorties photo avec les cartes IGN.
FAQ
Qui est Tom Mosack ?
Tom Mosack est un photographe professionnel spécialisé dans la photographie de nature et animalière. Basé dans les Pyrénées, il se consacre principalement à la pédagogie et à la transmission de sa passion. Il a fondé Stage Photo Pyrénées, une structure à travers laquelle il anime des stages pour les photographes débutants et intermédiaires, en les aidant à progresser techniquement et créativement.
Quel conseil Tom Mosack donne-t-il pour s’équiper en photo ?
Son conseil principal est de privilégier la qualité des objectifs plutôt que celle du boîtier. Selon lui, un appareil photo d’entrée de gamme équipé d’un très bon objectif donnera de bien meilleurs résultats que l’inverse. Il recommande donc aux photographes disposant d’un budget limité de se concentrer sur l’achat de bonnes optiques, qui sont un investissement plus durable et plus déterminant pour la qualité d’image.
En quoi consistent les stages photo de Tom Mosack ?
Les stages qu’il organise se déroulent dans le cadre naturel des Pyrénées, sur une durée d’un à trois jours. Ils sont conçus comme une immersion où les participants, souvent des débutants ou des intermédiaires, pratiquent la photo de paysage et de nature. L’accent est mis sur la pédagogie, la progression technique et le développement d’un regard créatif, le tout dans une ambiance d’échange et de partage.
Pourquoi la créativité est-elle si importante en photographie de nature ?
Pour Tom Mosack, la technique est une base nécessaire, mais c’est la créativité qui permet de se démarquer et de créer des images personnelles. Il encourage ses stagiaires à ne pas se contenter de reproduire une belle vue, mais à analyser la scène, à identifier ce qui les inspire et à construire une image qui reflète leur propre vision. C’est ce travail sur le regard qui transforme une simple photo en une œuvre personnelle.
Comment Tom Mosack prépare-t-il ses photos de paysage ?
Il insiste sur l’importance de la préparation en amont. Plutôt que de compter uniquement sur la chance, il étudie les lieux à l’avance, notamment à l’aide de cartes IGN pour analyser le relief, l’orientation et anticiper la lumière. Ce travail de repérage lui permet de choisir les meilleurs emplacements et les meilleurs moments, maximisant ainsi ses chances de réaliser la photo qu’il a en tête.
