Configurer son appareil pour ne plus se laisser freiner
Julien Bukowski, photographe de paysage et coach pour photographes amateurs, part d’un constat simple : avant même de parler de composition ou de lumière, un appareil mal configuré peut empêcher de faire de bonnes images. Il recommande d’abord de séparer l’autofocus du déclencheur, pour ne plus refaire la mise au point à chaque photo et pouvoir ajuster son cadrage librement. Il conseille ensuite d’afficher, au moment de composer, le niveau électronique pour garder un horizon droit, l’histogramme pour vérifier l’exposition et repérer les zones brûlées ou bouchées, et les lignes de tiers pour placer les éléments. Côté qualité de fichier, il plaide pour le format RAW, plus riche que le JPEG, quitte à développer ensuite dans Adobe Lightroom, et pour une balance des blancs laissée en automatique, corrigée au post-traitement. Pour la netteté, il détaille plusieurs gestes : utiliser le retardateur plutôt qu’une télécommande afin d’éviter les vibrations, désactiver la stabilisation quand on est sur trépied, fermer l’œilleton en pose longue, choisir un collimateur unique et le déplacer manuellement, et garder les ISO au minimum pour limiter le bruit.
Il termine sur deux partis pris : travailler en mode manuel pour tout maîtriser, et régler l’ouverture autour de f/8, bon compromis entre le piqué de l’objectif et la profondeur de champ.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Adobe Lightroom — logiciel de développement et de retouche cité pour corriger l’exposition, la balance des blancs et développer les fichiers RAW.
- Adobe Photoshop — logiciel de retouche évoqué pour le redressement de l’horizon et les corrections d’image.
Au fil de l’épisode
- Séparer l’autofocus du déclencheur pour ne plus refaire la mise au point à chaque photo
- Afficher le niveau électronique pour garder un horizon parfaitement droit
- Afficher l’histogramme pour contrôler l’exposition et repérer les zones cramées ou bouchées
- Faire apparaître les lignes de tiers pour aider la composition
- Photographier en RAW plutôt qu’en JPEG pour conserver le maximum d’informations
- Laisser la balance des blancs en automatique et la corriger au développement
- Utiliser le retardateur (délai au déclenchement) pour éviter les micro-vibrations
- Désactiver la stabilisation lorsque l’appareil est sur trépied
- Fermer l’œilleton du viseur pendant les poses longues pour éviter les fuites de lumière
- Choisir un collimateur unique et le déplacer manuellement pour une mise au point précise
- Garder les ISO au minimum (ISO 100 ou moins) pour limiter le bruit
- Travailler en mode manuel pour maîtriser totalement l’exposition
- Régler l’ouverture autour de f/8 pour équilibrer netteté et profondeur de champ
FAQ
Quels réglages d’appareil photo privilégier en photographie de paysage ?
Julien Bukowski recommande de séparer l’autofocus du déclencheur, de photographier en RAW, de garder les ISO au minimum, de travailler en mode manuel et de régler l’ouverture autour de f/8. Il conseille aussi d’afficher le niveau, l’histogramme et les lignes de tiers pour soigner l’horizon, l’exposition et la composition.
Pourquoi photographier en RAW plutôt qu’en JPEG ?
Le RAW est un format brut non compressé qui conserve beaucoup plus d’informations que le JPEG, un format compressé. Selon Julien Bukowski, il permet une meilleure qualité finale, au prix d’un développement obligatoire dans un logiciel comme Adobe Lightroom, car le fichier est au départ moins contrasté et moins saturé.
Faut-il désactiver la stabilisation sur trépied ?
Oui. Julien Bukowski explique que la stabilisation, utile à main levée, travaille contre le trépied et provoque des micro-mouvements qui nuisent à la netteté. Sur trépied, il faut donc la désactiver, puis penser à la réactiver dès qu’on photographie de nouveau sans trépied.
Quelle ouverture choisir pour un paysage net ?
Julien Bukowski conseille f/8 comme réglage de départ : c’est un bon compromis entre le piqué de l’objectif et la profondeur de champ. Si la scène demande davantage de zones nettes, il suggère de fermer un peu plus, vers f/11 ou f/13, selon les besoins.
Pourquoi garder les ISO au minimum en photo de paysage ?
Parce que plus les ISO montent, plus le bruit numérique augmente. Pour une image de grande qualité et bien nette, Julien Bukowski recommande de rester à ISO 100, voire en dessous si l’appareil le permet, et d’ajuster plutôt la vitesse et l’ouverture.
Comment éviter les vibrations sans télécommande ?
Julien Bukowski utilise le retardateur, ou délai au déclenchement, réglé sur 2 ou 5 secondes. L’appareil prend alors la photo après un court délai, ce qui laisse disparaître le mouvement provoqué par l’appui sur le déclencheur, sans avoir à emporter de télécommande supplémentaire.
