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Vivre un trek photo extrême avec Antonin Charbouillot

À seulement 22 ans, le photographe Antonin Charbouillot s'est lancé dans une aventure hors du commun : un trek de 25 jours en totale autonomie en Laponie. Dans cet épisode, il revient sur cette expérience extrême, où les températures ont chuté jusqu'à -31°C. Il partage tout de sa préparation matérielle minutieuse, essentielle à sa survie, à la gestion du mental face à une solitude intense et six jours de brouillard ininterrompu. Un récit captivant qui explore la résilience, la découverte de soi et la quête de l'image parfaite, comme celle d'une aurore boréale spectaculaire venue récompenser sa patience.

Antonin Charbouillot, 25 jours en trek photo solitaire en Laponie

De la Bourgogne à la Laponie

Originaire de Bourgogne, Antonin Charbouillot a découvert sa passion pour la photographie lors d’un stage de BTS Gestion et Protection de la Nature à Madagascar. Ce qui n’était au départ qu’un moyen de documenter une étude sur les grenouilles s’est transformé en une véritable vocation. À son retour, il décide de tout arrêter pour se consacrer à la photographie, un univers qu’il lie intimement au voyage et à la découverte de nouveaux paysages. C’est cet élan qui l’a mené à préparer une expédition ambitieuse : un trek de 25 jours en solitaire et en autonomie complète en Laponie, l’un des endroits les plus froids de la planète.

Pour affronter des conditions extrêmes, avec des températures descendant jusqu’à -31°C, la préparation matérielle était cruciale. Il raconte l’importance de choisir un équipement de haute qualité, notamment une tente robuste capable de résister aux tempêtes de vent, véritable cocon et abri vital. « Si l’attente vient à lâcher, on ne passe pas la nuit dehors », confie-t-il.

L’épreuve de la solitude

Au-delà du défi physique, qui n’était pas un « exploit sportif » selon ses termes, la plus grande épreuve fut mentale. Antonin Charbouillot a dû faire face à une météo décourageante : après deux belles journées, il a été plongé pendant six jours dans un brouillard total, un « rêve blanc » où il était impossible de distinguer le ciel du sol. Sans aucune photo et sans visibilité, le doute s’est installé. « Je commençais à me dire : bon bah je suis quand même venu là pour faire des photos et puis là on est le huitième jour, j’ai toujours rien. »

Cette expérience de solitude forcée, sans accès à la météo ni à internet, est devenue une profonde introspection. Parti pour savoir s’il était un solitaire, il a découvert son besoin fondamental de contact humain. Cette prise de conscience a eu un impact direct sur sa vision artistique : il intègre désormais de plus en plus l’humain dans ses clichés, marquant une évolution significative dans son travail.

La récompense du ciel

La patience d’Antonin a finalement été récompensée de la plus belle des manières. Après les six jours de brouillard, une nuit, une aurore boréale spectaculaire a illuminé toute la vallée. Pour ne rien manquer de ce phénomène, il s’imposait une discipline stricte : chaque nuit, il mettait trois réveils, à 22h, minuit et 2h du matin. Ce soir-là, le spectacle fut si intense qu’il a effacé toutes les difficultés passées. « Je me suis dit, bon, c’est vraiment pour ça que je suis là. »

Il partage également ses techniques pour capturer ces lumières magiques, adaptant son temps de pose de 8 à 20 secondes selon leur intensité. L’épisode est aussi l’occasion d’évoquer une autre rencontre marquante, celle d’un loup en Alaska, un souvenir qu’il décrit comme « les deux minutes les plus intenses de ma vie ».

Les références de l’épisode

  • Personnes : Vincent Munier, Michel Doutremont, Julien Perrault, Philippe Bolle.
  • Lieux : Laponie, Suède, Madagascar, Alaska, Yukon, Norvège.
  • Marques et matériel : Pentax (K5 II), Canon (5D Mark II), Tipeee, pulka (traîneau).
  • Médias : La Salamandre (revue).

Au fil de l’épisode

  • Présentation d’Antonin Charbouillot, 22 ans, photographe originaire de Bourgogne.
  • Comment un stage à Madagascar pour son BTS a déclenché sa passion pour la photo.
  • La décision d’arrêter ses études pour se consacrer entièrement à la photographie de voyage.
  • La préparation matérielle minutieuse pour son trek de 25 jours en autonomie en Laponie.
  • L’importance de la tente comme abri de survie face à des températures de -31°C et au vent.
  • Le retour d’expérience sur le matériel, comme le choix d’un sac de couchage synthétique plutôt qu’en duvet.
  • La gestion de l’effort physique : un trek axé sur la photo, pas sur la performance sportive.
  • L’épreuve mentale des six premiers jours passés dans un brouillard total, sans pouvoir faire de photos.
  • L’utilisation d’un GPS pour ne pas se perdre lors des sorties autour du campement.
  • Comment cette solitude extrême lui a fait prendre conscience de son besoin de contact humain.
  • L’impact de ce voyage sur son travail, avec une présence humaine de plus en plus marquée.
  • Le souvenir le plus fort : une aurore boréale spectaculaire, vécue comme une récompense.
  • Sa routine nocturne pour ne jamais manquer une aurore : trois réveils par nuit.
  • Anecdote d’une rencontre intense avec un loup en Alaska.
  • Son équipement photo : un Pentax K5 II avec un 300 mm et un Canon 5D Mark II avec un 24-70 mm.
  • Sa philosophie photographique : peu de déclenchements, pas de rafale, et une grande attention à l’environnement.
  • Les réglages techniques pour photographier les aurores boréales.
  • La gestion des batteries dans le froid et l’astuce pour sécuriser ses cartes mémoire.
  • Ses projets futurs, notamment une descente de rivière en autonomie au Yukon.

FAQ

Qui est Antonin Charbouillot ?

Antonin Charbouillot est un jeune photographe français de 22 ans, originaire de Bourgogne. Titulaire d’un BTS en Gestion et Protection de la Nature, il a découvert la photographie lors d’un stage à Madagascar. Cette passion est rapidement devenue son métier, qu’il axe principalement sur le voyage, l’aventure et la photographie de nature. Il est notamment connu pour son trek en solitaire de 25 jours en Laponie.

Comment s’est-il préparé pour son trek en Laponie ?

Sa préparation a été avant tout matérielle. Conscient des conditions extrêmes (-31°C, vent), il a investi dans un équipement de haute qualité, en particulier une tente très résistante, son principal abri. Il a également emporté un sac de couchage adapté et une pulka (traîneau) pour transporter son matériel. Physiquement, bien qu’ayant une bonne condition, il précise que le but n’était pas l’exploit sportif mais de prendre le temps de faire des photos.

Quelles ont été les plus grandes difficultés de son expédition ?

La principale difficulté a été d’ordre mental. Au début de son périple, il a subi six jours consécutifs de brouillard total, l’empêchant de voir à plus de quelques mètres et de faire des photos. Cette situation, combinée à une solitude intense, a généré beaucoup de doutes et l’a poussé à une profonde introspection sur son rapport aux autres et à lui-même.

Quel matériel photo Antonin Charbouillot a-t-il utilisé en Laponie ?

Antonin Charbouillot est parti avec un équipement qu’il juge minimaliste mais qu’il connaît par cœur. Il disposait de deux boîtiers : un Pentax K5 II, principalement utilisé avec un objectif de 300 mm pour la photographie animalière, et un Canon 5D Mark II avec un 24-70 mm pour les paysages et les aurores boréales. Il privilégie la connaissance de son matériel à la quantité d’objectifs.

Comment photographier les aurores boréales ?

D’après son expérience, il faut adapter les réglages à l’intensité du phénomène. Il utilise une grande ouverture (f/2.8) et une sensibilité ISO comprise entre 1600 et 3200. Le temps de pose varie beaucoup : il peut descendre à 8 secondes pour une aurore très lumineuse et monter jusqu’à 20 secondes pour une aurore plus discrète. L’utilisation d’un trépied est indispensable.

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