Les débuts d’un passionné
À seulement 17 ans, Etienne Francey est déjà un nom reconnu dans le monde de la photographie animalière. Initié à l’image par un camp d’été, il raconte comment sa passion est née d’une première rencontre filmée avec un pic. Insatisfait du résultat, il est retourné sur les lieux, encore et encore, une persévérance qui est devenue le moteur de sa pratique. « Moi, je n’aime pas quand c’est mal fait », confie-t-il. C’est cette exigence qui le pousse à vouloir sans cesse améliorer ses prises de vue. Pour la technique, il a pu compter sur les enseignements de son grand-père, photographe argentique, qui lui a transmis les bases essentielles comme l’ouverture ou le temps de pose. Pour le reste, Etienne est un homme de terrain : il est convaincu que c’est en étant dehors, au contact de la nature, que l’on apprend le plus, bien plus qu’en lisant des livres.
Cette expérience directe lui a permis de développer une connaissance fine de la faune et de ses habitudes.
Une signature visuelle affirmée
Ce qui frappe dans le travail d’Etienne, c’est la douceur qui se dégage de ses images, une ambiance pastel devenue sa signature. Loin d’être le fruit d’un post-traitement intensif, ce rendu est d’abord obtenu à la prise de vue. Il explique rechercher systématiquement des fonds clairs, comme ceux des prairies, et éviter les milieux sombres comme les forêts. Il n’hésite pas à surexposer légèrement et utilise la fonction D-Lighting de son boîtier Nikon pour équilibrer les hautes et basses lumières. Côté matériel, il déjoue les attentes : pas de lourd 500 mm, mais un 300 mm qui, couplé à son passage au plein format, l’incite à privilégier l’ambiance et à montrer l’animal dans son décor. Cette approche lui a valu des prix dans des concours prestigieux comme le Wildlife Photographer of the Year, une reconnaissance qui, selon lui, met en valeur son travail sans pour autant bouleverser son quotidien.
Plutôt que l’affût, qu’il trouve trop statique, il pratique l’approche, qui demande une grande discrétion et une lecture attentive du terrain.
Les références de l’épisode
- Le magazine CHnature
- Le blog Oxonature
- Les boîtiers et objectifs Nikon
- Le concours photo de Monti Ander
- Le concours Wildlife Photographer of the Year
Au fil de l’épisode
- Présentation d’Étienne Francey, 17 ans, photographe animalier en Suisse.
- Ses débuts en photographie à l’âge de 10 ans, après avoir filmé un pic en forêt.
- L’importance de la persévérance comme moteur de sa pratique.
- Sa signature artistique : des images douces, aux teintes pastel.
- Ses techniques à la prise de vue pour obtenir ce rendu : fonds clairs, légère surexposition et la fonction D-Lighting.
- Son choix de matériel : un 300 mm plutôt qu’un gros téléobjectif, et son passage au plein format.
- Sa préférence pour l’approche et la billebaude plutôt que l’affût, qu’il juge trop passif.
- Ses astuces pour approcher la faune sauvage : discrétion, utilisation du terrain et d’un filet de camouflage.
- L’apprentissage de la technique photo grâce à son grand-père, photographe amateur.
- Sa philosophie : privilégier l’expérience sur le terrain à la théorie des livres.
- Sa participation à des concours comme Monti Ander et le Wildlife Photographer of the Year.
- L’impact des prix sur sa notoriété, sans changer son quotidien de photographe.
- Le making-of de sa photo de muscardin, « Moisson d’or ».
FAQ
Qui sont Etienne et Sébastien Francey ?
Etienne et Sébastien Francey sont deux jeunes frères suisses, photographes animaliers. Ils sont reconnus pour leur talent et ont fondé leur propre magazine papier dédié à la nature, intitulé CHnature. Dans cet épisode, Etienne, âgé de 17 ans, partage son parcours et sa vision de la photographie.
Quelle est la particularité du style photographique d’Etienne Francey ?
Le style d’Etienne Francey se caractérise par une ambiance très douce et des teintes pastel. Il obtient ce rendu principalement à la prise de vue, en privilégiant des fonds clairs, en surexposant légèrement ses images et en utilisant des fonctions boîtier comme le D-Lighting de Nikon pour équilibrer les lumières, plutôt que par un post-traitement poussé.
Quel matériel photo Etienne Francey utilise-t-il ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Etienne Francey n’utilise pas de très gros téléobjectifs. Il travaille principalement avec un 300 mm f/4. Ayant récemment acquis un boîtier plein format, il explique que cette focale l’encourage à composer des images d’ambiance, en intégrant l’animal dans son environnement plutôt qu’en cherchant le portrait serré à tout prix.
Comment Etienne Francey approche-t-il les animaux sauvages ?
Etienne privilégie l’approche et la billebaude à l’affût, car il n’aime pas attendre. Pour s’approcher de la faune farouche, il avance très lentement, utilise le relief et la végétation, comme les haies, pour se dissimuler, et se sert d’un filet de camouflage. Il fait également attention au sens du vent, surtout pour les mammifères.
