Un photographe né de la nature
Jean-Marie Seveno raconte ses débuts, une passion pour la photographie née à l’âge de 12 ans, en parallèle de son amour pour la nature. Originaire du Morbihan, il a grandi entouré de forêts, développant très tôt un intérêt pour l’observation de la faune. C’est en travaillant comme animateur nature dans des réserves qu’il a commencé à vouloir immortaliser ses rencontres. Pour lui, la photographie est un prolongement de l’observation, une manière de « ramener des souvenirs, des témoignages ». Cette démarche, commune à de nombreux photographes animaliers, part d’un amour pour la nature qui se concrétise ensuite en images.
Il explique que son approche est la même, qu’il photographie les renards et les blaireaux près de chez lui en Bretagne ou des espèces à l’autre bout du monde.
La quête de l’isolement
Interrogé sur ses voyages dans des régions reculées comme l’Écosse, les fjords ou l’Arctique, Jean-Marie Seveno explique que son moteur est double. Il y a d’abord la volonté de photographier des espèces spécifiques, souvent rares. Mais au-delà, c’est un besoin d’isolement et d’apaisement qui le guide. Il confie être rebuté par les destinations où il risquerait d’être entouré de monde. « Être seul et puis un besoin d’apaisement, c’est vital, en fait », précise-t-il. Ses voyages sont une philosophie de vie, une manière de se ressourcer loin de la civilisation, avant même d’être une démarche photographique.
Ce besoin de solitude se reflète dans son style. Il ne cherche pas le descriptif, mais la suggestion, laissant place à l’imaginaire du spectateur. Ses images montrent souvent l’animal immergé dans son milieu, retranscrivant l’ambiance et son propre état d’esprit au moment de la prise de vue.
Sur la piste du puma
L’épisode s’attarde longuement sur son dernier grand projet : un voyage de trois semaines, en solitaire, en Patagonie chilienne pour photographier le puma. Une expédition préparée pendant près de deux ans, qui a nécessité de nombreuses recherches pour trouver les bons contacts et les meilleurs sites d’observation. Parti en plein hiver austral, il a pu profiter de paysages enneigés et d’une solitude totale. Il raconte sa collaboration avec un guide naturaliste local, avec qui il partageait la même éthique : ne jamais stresser l’animal pour une photo. Le défi était immense, mais le résultat a dépassé ses attentes.
Il a non seulement réussi à observer de nombreux pumas, mais aussi à réaliser les images dont il rêvait, avec des ambiances de neige et de brume. Il décrit un voyage physiquement exigeant, où chaque photo se mérite après de longues marches dans le froid. « On est au contact direct. On suit des traces », explique-t-il, loin du confort d’un safari en 4×4. Cette expérience intense a donné naissance à un livre auto-édité, « La rencontre du puma ».
Les références de l’épisode
- Personnes : Régis Moscardini, Michel Doutrement.
- Lieux : Bretagne (Morbihan), Écosse, Arctique, Patagonie chilienne, Parc national Torres del Paine, Alpes, Rambouillet, Namur (Belgique), Montier-en-Der.
- Animaux et espèces : puma (lion des montagnes, cougar), renard, blaireau, gypaète barbu, loup arctique, guanaco, ours Kermode.
- Matériel : boîtier Nikon D3S, objectif 500 mm, objectif 70-200 mm.
- Publications et expositions : son livre « La rencontre du puma », son exposition sur l’Ours Kermode.
- Festivals : Festival de la photo de Rambouillet, festival de Namur, festival de Montier-en-Der.
Au fil de l’épisode
- Présentation de Jean-Marie Seveno, photographe animalier originaire de Bretagne.
- Ses débuts en photographie à l’âge de 12 ans, nés de sa passion pour l’observation de la nature.
- Son besoin de voyager dans des contrées lointaines et isolées, comme l’Écosse ou l’Arctique.
- Une quête d’apaisement et de solitude qui est au cœur de sa démarche de voyageur.
- Son style photographique : privilégier la suggestion et l’ambiance plutôt que la simple description de l’animal.
- La longue préparation de ses voyages, qui peut prendre jusqu’à deux ans en amont.
- Sa manière de photographier la faune locale en Bretagne, avec la même approche patiente et construite.
- La différence de perception du public entre une photo d’un animal exotique et celle d’un animal local comme le renard.
- Sa vision de la créativité nécessaire pour photographier des espèces communes.
- Son goût pour les ambiances crépusculaires et nocturnes, en lumière naturelle.
- Son matériel de prédilection : un boîtier Nikon D3S et un objectif de 500 mm.
- Le récit de rencontres marquantes avec des blaireaux près de chez lui, des gypaètes barbus ou des loups arctiques.
- Le cœur de l’épisode : son voyage de trois semaines en Patagonie chilienne pour photographier le puma.
- Le choix de partir en hiver pour la solitude et les ambiances enneigées.
- Sa collaboration avec un guide naturaliste local et leur éthique commune de non-dérangement.
- La nature du puma, un animal discret malgré la fréquentation touristique estivale du parc Torres del Paine.
- Le succès de son expédition, avec des photos qui ont dépassé ses espérances.
- Les difficultés physiques du voyage, avec de longues marches dans le froid.
- Les techniques d’approche et de pistage du puma, en écoutant notamment les cris d’alerte des guanacos.
- Quelques conseils techniques pour la photographie sur neige, notamment la gestion de l’exposition.
- La beauté du puma, un félin au regard exceptionnel.
- La sortie de son livre auto-édité, « La rencontre du puma ».
- Ses participations à venir aux festivals de Rambouillet, Namur et Montier-en-Der.
FAQ
Qui est Jean-Marie Seveno ?
Jean-Marie Seveno est un photographe animalier français originaire de Bretagne. Passionné par la nature depuis son enfance, il a commencé la photographie à 12 ans. Il se spécialise dans la photographie d’espèces sauvages dans des régions reculées et isolées du monde, comme l’Arctique ou la Patagonie. Sa démarche est autant une quête de solitude et d’apaisement qu’une recherche d’images uniques.
Pourquoi Jean-Marie Seveno voyage-t-il dans des régions si isolées ?
Pour Jean-Marie Seveno, voyager dans des lieux sauvages et peu fréquentés est un besoin vital. Il recherche l’isolement pour se ressourcer, loin de la civilisation et de la foule. Cette démarche philosophique prime sur l’acte photographique lui-même. Ces voyages lui permettent de se retrouver seul face à la nature et de vivre des expériences authentiques avec la faune, ce qui se retranscrit dans l’ambiance de ses photos.
Comment Jean-Marie Seveno a-t-il photographié le puma en Patagonie ?
Il a préparé son voyage au Chili pendant deux ans, en effectuant de nombreuses recherches. Parti seul durant trois semaines en hiver austral, il a travaillé avec un guide naturaliste local pour pister l’animal dans le parc national Torres del Paine. Le voyage a été physiquement exigeant, nécessitant de longues marches dans la neige. Il a réussi à obtenir les images souhaitées en respectant une éthique stricte de non-dérangement de l’animal.
Quel est le style photographique de Jean-Marie Seveno ?
Son style photographique est orienté vers la suggestion plutôt que la description. Il ne cherche pas à simplement montrer un animal, mais à laisser place à l’imaginaire en l’immergeant dans son environnement naturel. Il attache une grande importance à l’ambiance, notamment crépusculaire ou nocturne, et cherche à retranscrire dans ses images l’état d’esprit et les émotions ressenties sur le terrain.
Quel matériel photo Jean-Marie Seveno utilise-t-il ?
Jean-Marie Seveno utilise principalement du matériel Nikon. Son équipement de base pour la photographie animalière se compose d’un boîtier reflex professionnel, le Nikon D3S, associé à un téléobjectif de 500 mm. Cette combinaison lui offre un grossissement important tout en lui permettant de rester à distance des animaux. Il utilise aussi parfois des focales plus courtes comme un 70-200 mm pour des plans plus larges.
