De l’atelier local au web national
Jérémy Boissy se présente comme le fondateur et dirigeant de LaboPhoto.fr, un laboratoire photo professionnel en ligne. Il raconte l’histoire de cette entreprise familiale, fondée par son père en 1985. D’abord ancrée localement, la société a très tôt embrassé le virage du numérique, dès 1991, avant de lancer son site internet en 2012 pour s’ouvrir à une clientèle nationale. L’objectif était clair : rendre accessible au plus grand nombre, y compris aux photographes amateurs, des solutions d’impression de qualité professionnelle.
Selon lui, le terme « professionnel » ne désigne pas tant la clientèle visée que le haut niveau d’exigence appliqué à chaque tirage. Cette philosophie se traduit par un service client très présent, qui conseille et accompagne les photographes par téléphone pour les aider à faire les meilleurs choix pour leurs images.
Le choix du support, un acte artistique
L’épisode explore ensuite le cœur du sujet : l’importance cruciale du support d’impression. Jérémy Boissy insiste sur le fait qu’une même photographie, avec un traitement identique, offrira un rendu radicalement différent selon le support choisi. Il illustre son propos en opposant un papier mat, au rendu doux et lisse, à une impression sous Plexiglas, ultra brillante, saturée et contrastée. Le choix n’est donc pas seulement technique, mais relève d’une véritable décision artistique.
« Si on prend 10 supports différents, on aura 10 rendus différents », explique-t-il. Cette sélection doit être guidée par l’intention du photographe et la destination du tirage : une exposition itinérante, la décoration d’un intérieur ou la vente en galerie d’art.
Papiers, supports rigides et finitions
Jérémy Boissy détaille les différentes gammes de produits pour guider les photographes. Il y a d’abord les papiers d’art, où la texture et la blancheur jouent un rôle essentiel. Un papier mat apportera de la douceur, idéal pour des paysages brumeux, tandis qu’un papier barité ou brillant fera ressortir les contrastes et l’éclat des couleurs. Il explique même comment un papier au blanc naturel peut réchauffer une image de coucher de soleil. Viennent ensuite les supports rigides comme le Dibond ou le Plexiglas, parfaits pour leur résistance et leur rendu moderne, notamment pour les expositions.
Pour la photographie animalière, où le piqué est primordial, il conseille des papiers très brillants qui accentuent la netteté et la densité des noirs. L’échange se termine sur les finitions, comme le contrecollage et les encadrements en caisse américaine, qui parachèvent l’œuvre et la transforment en un objet prêt à être exposé.
Les références de l’épisode
- LaboPhoto.fr
- Supports d’impression : papier d’art, Dibond, Plexiglas, PVC, alu brossé
- Papiers photo cités : Arman Koto-Smith, Canson High Gloss Premium, Anne-Milleux Photorac, Bright White (Anne Luleux)
- Finitions : contrecollage, caisse américaine, châssis affleurant, châssis rentrant
- Logiciels de retouche : Photoshop, Lightroom
- Événement : Salon de la Photo
- Technique : profils ICC, calibration d’écran
Au fil de l’épisode
- Présentation de Jérémy Boissy, fondateur et dirigeant de LaboPhoto.fr.
- L’histoire de l’entreprise familiale, créée en 1985 par son père.
- Le passage précoce au numérique dès 1991 et le lancement du site en 2012.
- La philosophie du laboratoire : offrir une qualité professionnelle à tous les passionnés de photo.
- L’évolution du marché du tirage avec l’arrivée d’Internet.
- L’importance du conseil et de l’échange humain, même pour un service en ligne.
- Les avantages d’un laboratoire national en termes d’investissement et de grands formats.
- Le choix stratégique de se concentrer sur le tirage, sans sous-traitance pour d’autres produits.
- La nécessité d’éduquer les photographes aux subtilités des différents supports.
- La dimension authentique et « magique » d’un tirage physique par rapport à un écran.
- Pourquoi le choix du support est une décision artistique fondamentale.
- Les critères pour choisir son support : l’usage, le public et l’effet recherché.
- La description des différents types de papiers : mat, satiné, barité et brillant.
- L’influence de la blancheur du papier sur l’ambiance d’une photo.
- La présentation des supports rigides, plus résistants et adaptés aux expositions.
- La différence entre une impression directe sur support et un contrecollage de tirage papier.
- Les conseils spécifiques pour la photographie animalière afin de maximiser le piqué.
- Les différentes finitions et options d’encadrement pour sublimer un tirage.
- Une explication simple des profils ICC et de leur utilité (ou non) pour les amateurs.
- Le rappel qu’un écran calibré est indispensable pour utiliser un profil ICC.
- Le conseil final : en cas de doute, le plus simple est d’appeler le laboratoire.
FAQ
Qui est Jérémy Boissy ?
Jérémy Boissy est le fondateur et dirigeant de LaboPhoto.fr, un laboratoire photo professionnel en ligne. Issu d’une famille de professionnels de l’image, son père ayant fondé l’entreprise en 1985, il est lui-même un passionné de photographie. Il met son expertise au service des photographes pour les aider à obtenir le meilleur rendu possible de leurs images, en les guidant dans le choix des papiers et des supports d’impression.
Quelle est la différence entre un tirage sur papier et une impression sur Dibond ?
Le tirage sur papier d’art reste la référence en matière de qualité, de finesse des détails et de justesse colorimétrique. L’impression sur Dibond, un support rigide en aluminium, est quant à elle plus résistante et durable. Elle est idéale pour les expositions dans des lieux de passage car elle ne craint ni les traces de doigts ni les rayures. Bien que la qualité soit excellente, le papier conserve un léger avantage en termes de définition pure.
Quel papier choisir pour une photo animalière avec beaucoup de détails ?
Pour magnifier le piqué et la netteté d’une photographie animalière, Jérémy Boissy recommande généralement de s’orienter vers des papiers brillants. Un support comme le Canson High Gloss Premium, par son rendu très lumineux, va renforcer les contrastes, la densité des noirs et l’éclat des couleurs. Cela permet de faire ressortir la texture d’un pelage ou d’un plumage, et de conserver la sensation de netteté recherchée par le photographe.
Faut-il utiliser un profil ICC pour imprimer ses photos ?
Un profil ICC permet de simuler sur son écran le rendu final d’une impression. Cependant, son utilisation est complexe et n’est pertinente que si l’écran est parfaitement calibré à l’aide d’une sonde. Pour la majorité des photographes, Jérémy Boissy conseille de ne pas se perdre dans ces réglages techniques. Il recommande plutôt d’envoyer son fichier et d’échanger directement avec le laboratoire pour obtenir un conseil personnalisé et éviter les mauvaises surprises.
Pourquoi LaboPhoto.fr ne propose pas d’albums photo ?
LaboPhoto.fr a fait le choix délibéré de se concentrer exclusivement sur le tirage photo de haute qualité, un domaine maîtrisé en interne sans aucune sous-traitance. La création d’albums photo nécessite des équipements complètement différents et très coûteux. Plutôt que de sous-traiter ce service et de perdre le contrôle sur la qualité et les délais, Jérémy Boissy préfère ne proposer que ce que son laboratoire produit parfaitement de A à Z.
