Une passion du spatial reçue en héritage
Lauréate du prix du Jeune Talent — le prix Hélène Boucher — de la première édition des Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial, Marie-Lou Viollet est ingénieure d’essais sur Ariane 6. En montant sur scène, elle raconte avoir pris conscience du chemin parcouru : un parcours dans lequel elle s’épanouit pleinement. Elle attribue cette vocation à son grand-père, qui lui a transmis sa passion pour le spatial et l’a orientée vers ce secteur. « Sans ça, je n’aurais pas vécu tout ce que j’ai vécu », confie-t-elle, décrivant un véritable moment de réalisation.
Sur le plan professionnel, elle voit dans ce prix un exercice valorisant : préparer sa candidature l’a obligée à mesurer tout ce qu’elle a accompli en trois ans de carrière.
Au cœur des essais d’Ariane 6
Le défi le plus déterminant de son jeune parcours ? La première fois où elle a organisé et géré une campagne d’essais sur les étages principaux d’Ariane 6. Elle en détaille les étapes : la préparation documentaire, la sécurité, puis, une fois la campagne lancée, l’organisation des personnes et la résolution des problèmes techniques — sa partie préférée. Deux souvenirs la marquent particulièrement : sa première prise de responsabilité et sa participation à une chronologie de tir d’Ariane 6, qu’elle décrit comme un moment exceptionnel.
Interrogée sur la pression, elle insiste sur le collectif : on n’est jamais seul face au risque. Elle évoque ensuite les défis à venir, liés aux nouvelles technologies et aux cycles de production du lanceur, avant d’adresser un message aux plus jeunes, et notamment aux jeunes femmes : oser, car le secteur offre une grande diversité de métiers, bien au-delà de l’ingénierie.
Les références de l’épisode
- Ariane 6 — le lanceur européen sur lequel travaille Marie-Lou Viollet en tant qu’ingénieure d’essais.
- Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial — première édition de la cérémonie récompensant des femmes du secteur aéronautique et spatial.
- Prix Hélène Boucher — récompense du Jeune Talent décernée à Marie-Lou Viollet lors de cette édition.
- GIFAS — Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, organisateur du prix.
- Le Journal de l’Aviation — média partenaire du prix.
- Audio Pictura — producteur de la série d’interviews, partenaire du prix.
Au fil de l’épisode
- 00:00:02 — Présentation de la première édition des Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial.
- 00:00:20 — Marie-Lou Viollet, lauréate du prix du Jeune Talent (Hélène Boucher) et ingénieure d’essais sur Ariane 6 : ce que représente ce prix.
- 00:00:56 — La passion du spatial transmise par son grand-père.
- 00:01:36 — Le défi le plus déterminant : organiser sa première campagne d’essais.
- 00:02:08 — Les campagnes qui l’ont le plus marquée, dont une chronologie de tir.
- 00:02:50 — Gérer la pression technique en s’appuyant sur le collectif.
- 00:03:19 — L’évolution des métiers d’essais et de propulsion.
- 00:03:43 — Son message aux jeunes, et notamment aux jeunes femmes : « Osez ! ».
FAQ
Qui est Marie-Lou Viollet ?
Marie-Lou Viollet est ingénieure d’essais sur Ariane 6, le lanceur européen. Lors de la première édition des Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial, elle a reçu le prix du Jeune Talent, baptisé prix Hélène Boucher. Elle raconte devoir sa vocation à son grand-père, qui lui a transmis sa passion pour le spatial.
Qu’est-ce que le prix Hélène Boucher des Femmes de l’Aéro et du Spatial ?
Le prix Hélène Boucher récompense le jeune talent de la première édition des Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial. Organisée par le GIFAS et Le Journal de l’Aviation, cette distinction met en lumière des femmes dont l’expertise et le leadership contribuent au progrès des industries aéronautique et spatiale.
En quoi consiste le métier d’ingénieure d’essais sur Ariane 6 ?
Selon Marie-Lou Viollet, le métier consiste à préparer et conduire les campagnes d’essais des étages principaux d’Ariane 6. Cela suppose un important travail de préparation documentaire et de sécurité, puis, une fois la campagne lancée, l’organisation des équipes et la résolution des problèmes techniques, la partie qu’elle juge la plus intéressante.
Comment Marie-Lou Viollet gère-t-elle la pression technique ?
Elle explique qu’on ne se retrouve jamais seul face au risque. Dans un environnement aussi critique que l’accès à l’espace, elle s’appuie sur les nombreux experts et collègues qui l’entourent. C’est ce collectif, souligne-t-elle, qui permet de tenir la pression technique au quotidien.
Quel message adresse-t-elle aux jeunes femmes qui veulent rejoindre l’aéronautique et le spatial ?
Son message tient en un mot : « Osez ! ». Elle rappelle que le secteur aéronautique et spatial ne se limite pas à l’ingénierie et recrute aussi en droit ou en communication. Selon elle, il faut oser et persévérer, car on peut y exercer de très nombreux métiers.
