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Interview du photographe Nicolas Van Ingen

Photographe animalier reconnu, Nicolas Van Ingen forme depuis 1983 un duo avec Jean-François Elio. Pionniers de la technique de l'affût flottant en France, ils se sont fait un nom grâce à leur travail sur la faune de la Brenne. Dans cet épisode, Nicolas Van Ingen nous raconte les coulisses de leur onzième livre, « La Brenne, saisie au vol ». Il y dévoile sa pratique de la photographie aérienne en paramoteur, un moyen de devenir autonome et de capturer des images uniques de la vie sauvage, en se mettant littéralement à la place des oiseaux pour mieux comprendre leur monde.

Nicolas Van Ingen, la photographie animalière de la Brenne vue du ciel

La Brenne à tire-d’aile

Avec son complice Jean-François Elio, Nicolas Van Ingen signe son onzième ouvrage, le sixième consacré à sa région de cœur, la Brenne. Intitulé « La Brenne, saisie au vol », ce livre est le fruit d’une nouvelle pratique pour le photographe : le paramoteur. Lassé d’être dépendant des pilotes d’avion ou d’hélicoptère, il a décidé de passer son brevet pour maîtriser entièrement ses prises de vues aériennes. Cette autonomie lui permet de décoller aux meilleures heures et de choisir ses angles avec une liberté totale. Il raconte les défis techniques de cette discipline, où la vitesse et les vibrations imposent des réglages exigeants, notamment une vitesse d’obturation supérieure au millième de seconde.

Malgré les risques, comme une panne de moteur qui l’a forcé à un atterrissage d’urgence, la passion l’emporte. « Je suis tombé en panne la dernière fois, c’était il y a 15 jours », confie-t-il avec calme.

Un regard d’oiseau

Ce qui distingue ce livre, selon Nicolas Van Ingen, c’est son approche centrée sur la faune. Là où beaucoup d’ouvrages aériens se concentrent sur les paysages, la moitié de ses images sont consacrées aux animaux sauvages : grues, renards, biches, sangliers. Voler au-dessus de la Brenne, qu’il connaît pourtant par cœur, lui a révélé des étangs inaccessibles et surtout une nouvelle compréhension du comportement animal. Il explique comment, vu du ciel, on devine instantanément si un lieu est accueillant pour les oiseaux ou comment ils repèrent le moindre point d’eau libre en plein hiver. Cette perspective lui donne l’impression de voir le monde comme eux.

Grand voyageur, il revient toujours en Brenne avec le même émerveillement, convaincu qu’on y trouve une richesse faunique comparable à celle de destinations lointaines comme Bornéo. Le livre est auto-édité, une démarche que les deux photographes maîtrisent pour leurs projets régionaux.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Jean-François Elio, Nicolas Hulot.
  • Lieux : La Brenne, Bornéo, Casamance, Niger, Russie.
  • Œuvres : « La Brenne, saisie au vol ».
  • Médias et organisations : France Inter, Oxonature.
  • Marques et outils : Amazon, FNAC, Geoportail, cartes IGN.

Au fil de l’épisode

  • Présentation du duo de photographes Nicolas Van Ingen et Jean-François Elio, pionniers de l’affût flottant.
  • Leur onzième livre, « La Brenne, saisie au vol », le sixième sur cette région.
  • L’origine du projet : la pratique récente du paramoteur par Nicolas Van Ingen.
  • Le besoin d’autonomie pour s’affranchir des contraintes des pilotes d’avion ou d’hélicoptère.
  • Les défis et les risques du vol en paramoteur, avec l’anecdote d’une panne moteur en plein vol.
  • La particularité du livre : une forte proportion de photos d’animaux sauvages vus du ciel (grues, biches, sangliers).
  • La méthode de repérage en vol, basée sur sa connaissance intime de la Brenne depuis 50 ans.
  • La découverte de lieux inaccessibles au sol et la vision à très longue distance qu’offre l’altitude.
  • L’observation du comportement des animaux, qui se montrent plus facilement en pleine journée loin des hommes.
  • La réaction de la faune au passage du paramoteur, entre fuite instinctive et habituation.
  • Les contraintes techniques de la photo aérienne : vitesse d’obturation rapide, vibrations et importance de l’autofocus.
  • La collaboration avec Jean-François Elio, qui a réalisé des prises de vues depuis d’autres aéronefs.
  • Le sentiment de se mettre à la place des oiseaux et de mieux comprendre leur perception du territoire.
  • Les voyages lointains (Bornéo, Niger) qui renforcent son attachement à la richesse de la faune de la Brenne.
  • Le modèle d’auto-édition choisi pour leurs livres régionaux.
  • Les modalités pour se procurer l’ouvrage : d’abord en souscription, puis en librairie.

FAQ

Qui est Nicolas Van Ingen ?

Nicolas Van Ingen est un photographe animalier français. Il est particulièrement connu pour son travail en duo avec Jean-François Elio, avec qui il a été le premier en France à utiliser la technique de l’affût flottant. Spécialiste de la faune de la Brenne, il pratique également la photographie aérienne depuis un ULM de type paramoteur pour capturer des images uniques de la vie sauvage.

Pourquoi Nicolas Van Ingen photographie-t-il depuis un paramoteur ?

Il a choisi le paramoteur pour gagner en autonomie. Auparavant dépendant de pilotes d’avion ou d’hélicoptère, il peut désormais décoller quand il le souhaite, notamment aux heures où la lumière est la meilleure. Cette liberté lui permet de maîtriser entièrement ses prises de vues et de s’approcher de ses sujets avec plus de flexibilité, pour un rendu photographique au plus près de sa vision.

Qu’est-ce que le livre « La Brenne, saisie au vol » a de particulier ?

Contrairement à de nombreux livres de photographie aérienne qui se concentrent sur les paysages, « La Brenne, saisie au vol » consacre une grande partie de ses pages à la faune sauvage. Nicolas Van Ingen y présente des clichés de grues, biches ou sangliers vus du ciel. L’ouvrage offre ainsi une perspective rare sur le comportement des animaux dans leur environnement, comme si on les observait avec le regard d’un oiseau.

Quelles sont les difficultés de la photographie en ULM ?

La photographie en paramoteur présente plusieurs défis techniques. Le mouvement constant de l’appareil et les vibrations du moteur obligent à utiliser une vitesse d’obturation très élevée, au minimum 1/1000e de seconde, pour obtenir des images nettes. L’utilisation d’un téléobjectif accentue cette difficulté. Nicolas Van Ingen explique également qu’il se fie entièrement à l’autofocus, car la mise au point manuelle est presque impossible dans ces conditions.

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