Un photographe, deux univers
Stanley Leroux partage son temps entre deux passions photographiques bien distinctes. Durant la saison sportive, il suit le championnat du monde de motocross à travers une vingtaine de pays, un travail intense dont les clichés sont publiés dans des magazines spécialisés aux quatre coins du globe. L’autre moitié de l’année, pendant l’automne et l’hiver, il se consacre à la photographie de nature dans des lieux reculés. Loin de cloisonner ces deux pratiques, il les utilise pour s’enrichir mutuellement. C’est en observant d’autres domaines, comme la photo de nature, qu’il a trouvé des idées pour renouveler son approche de la photo de sport, notamment en jouant avec les grands angles et les cadrages originaux.
« Si un photographe de nature ne va regarder que des photographies de nature […] il va faire de l’entre-soi et il aura du mal à se renouveler et à évoluer », explique-t-il.
La lumière comme matière
Cette inspiration croisée fonctionne dans les deux sens. Son expérience du sport l’aide à sortir des sentiers battus en photographie animalière, en s’éloignant du classique portrait au téléobjectif sur fond flou. Stanley Leroux cherche avant tout à montrer l’animal dans son environnement, à retranscrire une atmosphère. Pour lui, la lumière est un sujet à part entière, une matière qu’il faut savoir observer et « écouter ». Il le démontre en racontant la genèse de deux de ses images : une scène de cormorans dans une lumière dramatique, fruit de longues heures de repérage, et le portrait d’un gorfou sauteur au grand angle, où un coup de flash diffusé révèle l’animal tout en sublimant le décor.
Son approche est celle de la patience et de l’expérimentation. Il n’hésite pas à tâtonner sur le terrain pour trouver le bon réglage et le bon cadrage, considérant le retour immédiat du numérique comme un atout précieux pour affiner sa vision en direct.
Les références de l’épisode
- Championnat du monde de motocross
- Festival de photo de Montier-Ander
- Boîtier photo Canon 5D Mark III
Au fil de l’épisode
- Sa double activité de photographe de sport (motocross) et de nature.
- Comment il puise son inspiration pour la photo de sport dans les festivals de photo nature.
- L’importance de confronter sa pratique à d’autres domaines (cinéma, peinture) pour se renouveler.
- Comment la photo de sport l’aide à sortir de l’archétype du gros plan en photo animalière.
- Sa distance par rapport aux tendances et aux concours de photographie.
- Le matériel photo qu’il utilise, adapté à chaque pratique : la qualité d’image pour la nature, la rafale pour le sport.
- Le rôle de l’observation et de la patience dans sa recherche de la lumière parfaite.
- Le making-of d’une photo de cormorans, réalisée sans post-traitement grâce à une lumière exceptionnelle.
- L’histoire d’une photo de gorfou sauteur, expliquant son approche au grand angle et l’utilisation d’un flash avec diffuseur.
- Sa vision de la photographie : créer une émotion et retranscrire une atmosphère avant tout.
- Pourquoi il n’a pas un seul « rêve » photographique, mais une multitude de projets qui nourrissent sa créativité.
- Où se procurer son portfolio, notamment sur son site et lors de ses expositions.
FAQ
Qui est Stanley Leroux ?
Stanley Leroux est un photographe professionnel français qui mène une double carrière. Il est photographe de sport, spécialisé dans le championnat du monde de motocross qu’il suit à travers le monde. Il est également photographe de nature et animalier, une activité qu’il pratique durant l’intersaison sportive dans des lieux reculés de la planète, comme les îles Falkland.
Comment la photographie de sport influence-t-elle son travail sur la nature ?
Sa pratique de la photo de sport l’encourage à adopter une approche plus dynamique et contextuelle en photographie de nature. Plutôt que de se limiter au portrait animalier classique, il utilise des techniques comme le grand angle pour intégrer l’animal dans son environnement. Cette expérience l’aide à construire des images qui racontent une histoire et mettent en valeur le décor et la lumière.
Quelle est l’approche de Stanley Leroux en photographie animalière ?
Son approche vise à capturer une atmosphère plutôt qu’une simple action. Il accorde une importance primordiale à la lumière, qu’il considère comme un sujet en soi. Il cherche à montrer l’animal dans son milieu naturel et à créer une connexion émotionnelle avec le spectateur. Pour cela, il privilégie la patience, l’observation et un travail minutieux sur le cadrage, souvent au niveau du sol pour se mettre à hauteur de l’animal.
Quel matériel photo Stanley Leroux utilise-t-il ?
Pour ses photographies de nature, Stanley Leroux utilise un boîtier Canon 5D Mark III, privilégiant la qualité d’image à la vitesse de l’autofocus. Pour la photographie de sport, il utilise un autre boîtier offrant une meilleure rafale, essentielle pour capturer l’action. Il explique cependant que les optiques utilisées sont globalement les mêmes pour ses deux activités.
