De journaliste à photographe, la montagne pour évidence
Caroline Bardin se présente comme photographe « depuis longtemps », mais elle a d’abord été journaliste — un métier qu’elle n’exerce plus depuis plus de vingt ans. Entre-temps, elle dit avoir fait « mille métiers » : fleuriste, chargée de communication, mise en rayon dans un supermarché, vente de sandwichs sur les pistes, boutique à 4000 mètres d’altitude. Née à Marseille, elle rejoint Chamonix, région qu’elle fréquentait déjà enfant et où elle se sent « bien plus chez [elle] ». La photographie, elle la pratique depuis l’âge de cinq ans, avec l’appareil de son père — ses deux parents étaient professeurs d’arts plastiques. C’est en s’installant cinq ans dans la vallée de Chamonix que le geste devient quotidien : « il suffit de lever les yeux et il y a 1000 photos à faire tous les jours ».
Elle photographie avec un reflex, un compact Lumix et parfois son téléphone, toujours à l’affût, sans trépied et sans attendre la lumière.
« Lumière sauvage » : un album intime devenu livre
Au départ, Caroline Bardin n’a « pas vraiment l’ambition de faire un livre pour le vendre » : elle veut seulement rassembler ses photos préférées dans un objet, comme un album de famille. Un article du magazine Réponse Photo, consacré à une photographe ayant autofinancé deux livres, lui donne le « mode d’emploi ». Elle lance alors une campagne de financement participatif sur Ulule : un objectif volontairement modeste — une vingtaine d’exemplaires — atteint à 100 % en vingt-quatre heures et porté à près de 198 % avant la clôture. Le livre, « Lumière sauvage au pays du Mont-Blanc », est imprimé chez Blurb en tirage limité, sur les conseils d’un ami photographe. Il réunit 74 pages de paysages (« comme le département de la Haute-Savoie ») choisies parmi plus de 15 000 images, où dominent lumières rasantes et atmosphères météo singulières. Ancienne journaliste, elle y a ajouté de courts textes sur son ressenti au moment de la prise de vue.
Elle évoque aussi une première exposition en préparation à Grenoble et son installation récente dans la région de Nice, en espérant que ce livre lui « ouvre tout un champ de possibles ».
Les références de l’épisode
- « Lumière sauvage au pays du Mont-Blanc » — le premier livre photo de Caroline Bardin, consacré aux paysages du massif du Mont-Blanc.
- Ulule — plateforme de financement participatif sur laquelle le livre a été lancé en précommande.
- Blurb — service d’impression à la demande choisi pour fabriquer le livre en petit tirage.
- Réponse Photo — magazine dont un article sur l’autoédition a inspiré sa démarche.
- « Dolomiti – Sommets en lumière » — livre du photographe Joan Haas, cité comme un projet parent (montagne, lumière, autoédition).
Au fil de l’épisode
- 00:25 — Julien Gérard présente son invitée, la photographe Caroline Bardin
- 01:08 — elle se présente : de journaliste à « mille métiers »
- 02:10 — de Marseille à Chamonix, l’appel de la montagne
- 02:51 — ses débuts en photo, dès l’âge de cinq ans
- 05:37 — la genèse du livre, d’abord pensé comme un album de famille
- 06:34 — la campagne Ulule et le « mode d’emploi » de l’autoédition
- 11:16 — les trois crashs de drone
- 11:33 — le choix de Blurb pour l’impression
- 13:22 — une première exposition en préparation à Grenoble
- 15:49 — l’editing : de plus de 15 000 photos à 74 pages
- 17:30 — photographier sans trépied, sans attendre la lumière
- 21:41 — l’installation dans la région de Nice et la suite
FAQ
Qui est Caroline Bardin ?
Caroline Bardin est une photographe française, ancienne journaliste reconvertie après avoir exercé « mille métiers ». Née à Marseille, elle a vécu cinq ans dans la vallée de Chamonix, où elle a nourri sa passion pour la photographie de montagne. Elle est l’auteure de son premier livre, « Lumière sauvage au pays du Mont-Blanc ».
Quel est le livre de Caroline Bardin ?
« Lumière sauvage au pays du Mont-Blanc » est le premier livre de Caroline Bardin. Il réunit 74 pages de paysages du massif du Mont-Blanc, où dominent les lumières rasantes et les atmosphères météo singulières. Imprimé chez Blurb en tirage limité, il inclut quelques clichés pris au smartphone et de courts textes personnels.
Comment a-t-elle financé son livre photo ?
Caroline Bardin a financé son livre par une campagne de crowdfunding sur la plateforme Ulule. Son objectif, volontairement modeste (une vingtaine d’exemplaires), a été atteint à 100 % en vingt-quatre heures, puis porté à près de 198 %. Elle recommande de commander pendant la campagne, car le tirage suivant sera très limité.
Où ont été prises les photos du livre ?
Les images ont été réalisées dans la vallée de Chamonix et le massif du Mont-Blanc. Certaines ont été prises en altitude, près des glaciers ; beaucoup l’ont été depuis la vallée, entre 1000 et 1500 mètres, et quelques-unes depuis le jardin même de la photographe.
Comment a-t-elle sélectionné ses photos ?
Caroline Bardin est partie de plus de 15 000 images qu’elle connaissait « par cœur ». Elle a d’abord retenu environ 150 photos, autour d’un même angle de lumière et d’atmosphère, avant d’arriver à 74 pages au fil de la maquette. Elle travaille à l’instinct, sans trépied et sans attendre la lumière.
