Un engagement précoce
Depuis son plus jeune âge, Marius a toujours voulu protéger les autres, une vocation qui l’a d’abord orienté vers la police avant de se tourner résolument vers l’armée. À 15 ans, il pousse la porte d’un centre de recrutement (CIRFA) pour savoir quelles options s’offrent à lui. On lui présente alors l’École Militaire Préparatoire Technique (EMPT), une voie qui lui permet de préparer un baccalauréat tout en recevant une formation militaire. Soutenu par ses parents, d’abord surpris puis inquiets, il décide de foncer. « Si c’est ton choix, on fonce », lui ont-ils dit, malgré la difficulté de le voir partir si jeune.
Il raconte sa première journée à l’école comme une entrée dans un « monde parallèle », marquée par la discipline et l’accueil du colonel qui prend le temps de parler à chaque famille. La métamorphose s’opère rapidement, notamment avec le port de l’uniforme, une expérience qu’il avait déjà effleurée lors du Service National Universel (SNU), un moment qui avait confirmé sa vocation. « C’est là, ça m’a approfondi, je me suis dit, je veux être militaire. »
La fabrique d’un futur chef
La vie à l’EMPT est un mélange de cours académiques pour son bac pro en cybersécurité et d’une formation militaire exigeante. Le quotidien est rythmé par les cours, le sport, les études et les ordres, dès 6 heures du matin. Marius explique comment la vie en collectivité et la discipline stricte, parfois difficile à accepter au début, forgent le caractère et la cohésion. « Quand c’est pas forcément de sa faute mais qu’on ramasse quand même, ça forme la cohésion », confie-t-il. Cette expérience lui a apporté une maturité considérable, le rendant plus autonome et responsable, un changement remarqué par ses parents.
La formation est aussi très concrète, avec des week-ends sur le terrain, des bivouacs, des cours de topographie, de combat et de tir. Il se souvient de sa première fois au FAMAS, du bruit et de l’odeur de la poudre. Ces moments difficiles, comme les longues marches ou les nuits sous la pluie, sont aussi ceux qui lui font prendre conscience de la valeur du confort simple. « C’est vraiment dans la difficulté qu’on apprend le confort », analyse-t-il.
Premières responsabilités et fraternité d’armes
L’école est conçue pour préparer les futurs sous-officiers à leurs responsabilités. Marius a déjà été « élève de semaine », un rôle qui le place à la tête de sa classe pour rendre compte à la hiérarchie. Une expérience stressante mais formatrice qui lui apprend à se faire respecter et à commander ses camarades. Ces responsabilités, couplées à l’absence de téléphone la première année, renforcent les liens. « On apprend à se connaître aussi », explique-t-il. Cette vie en communauté, loin des écrans, crée des amitiés plus fortes, une véritable fraternité née dans l’effort partagé.
Malgré les moments de doute où il se demande « qu’est-ce que je fous là ? », la fierté prend toujours le dessus, notamment lors de la cérémonie de remise de son béret. C’est dans ces instants qu’il trouve le sens de son engagement. « Beaucoup de fierté », se souvient-il. Conscient des défis à venir, y compris pour sa future vie de famille, il reste déterminé, prêt à servir et à devenir l’un des futurs leaders de l’armée de Terre.
Pour aller plus loin
- Tout savoir sur l’École Militaire Préparatoire Technique
- Découvrir les métiers de l’armée de Terre
- Rencontrer un conseiller en recrutement
- Le profil LinkedIn du Capitaine Brault
- La chaîne YouTube du Capitaine Brault
- Le compte TikTok du Capitaine Brault
- Le canal WhatsApp du Capitaine Brault
Les références de l’épisode
- Personnes : Capitaine Brault, Vadim Adamov.
- Institutions et lieux : École Militaire Préparatoire Technique (EMPT) de Bourges, CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées), École nationale des sous-officiers d’active (Saint-Maixent), 2e Régiment du Matériel (2e RMAT), 40e Régiment de Transmissions (40e RT) à Thionville, Centre de Formation Initiale des Militaires du rang (CFIM) de Dieuze, La Courtine, Mailly-le-Camp.
- Formations et concepts : Bac pro Ciel-SIC (Cybersécurité, Informatique et réseaux, Électronique), Service National Universel (SNU), EPMS (Éducation Physique Militaire et Sportive).
- Armement : FAMAS.
- Œuvre citée : le film « À nos cœurs meurtris ».
Au fil de l’épisode
- Présentation de Marius, 17 ans, élève à l’École Militaire Préparatoire Technique (EMPT).
- Son désir de protéger, de la police à l’armée.
- Sa démarche à 15 ans auprès du CIRFA pour trouver une voie d’engagement.
- La réaction de ses parents, entre surprise, peur et soutien.
- Le premier jour à l’EMPT et la découverte d’un « monde parallèle ».
- L’expérience du Service National Universel (SNU) qui a confirmé sa vocation.
- La vie en internat et en communauté dans les dortoirs.
- L’apprentissage de la discipline militaire stricte et de la cohésion.
- La maturité acquise et le décalage avec ses amis du civil.
- Les inconvénients de cet engagement : moins de temps pour ses amis, des anniversaires passés sur le terrain.
- Le déroulé d’une journée type à l’école, de 6h du matin jusqu’au soir.
- Sa formation académique en Bac pro Ciel-SIC (cybersécurité).
- L’expérience de « l’élève de semaine » et ses premières responsabilités de commandement.
- La vie sans téléphone portable durant la première année.
- L’entraînement sportif et militaire : parcours d’obstacles, marches, vie en campagne.
- Son premier tir au FAMAS : le bruit, l’odeur de la poudre et le respect des règles de sécurité.
- Les stages en régiment, comme au 40e Régiment de Transmissions.
- Les moments les plus durs et la gestion de la fatigue.
- La marche au béret, un moment de grande fierté.
- Les moments de doute et ce qui le motive à continuer.
- Le questionnaire final : son juron favori, sa devise, sa pensée sur la mort et le sens du sacrifice.
FAQ
Qui est Marius ?
Marius est un élève de 17 ans de l’École Militaire Préparatoire Technique (EMPT) de Bourges. Il s’est engagé à 16 ans pour suivre une formation qui combine un baccalauréat professionnel en cybersécurité et une préparation à la carrière de sous-officier dans l’armée de Terre. Il témoigne de son parcours, de sa maturité précoce et de son quotidien de jeune engagé.
Qu’est-ce que l’École Militaire Préparatoire Technique (EMPT) ?
L’École Militaire Préparatoire Technique est une école de l’armée de Terre qui accueille des jeunes de 16 à 17 ans. Elle leur permet de préparer un baccalauréat technologique ou professionnel tout en suivant une formation militaire initiale. L’objectif est de former les futurs sous-officiers et techniciens dont l’armée a besoin, en leur inculquant discipline, cohésion et sens des responsabilités.
Pourquoi Marius a-t-il rejoint l’armée si jeune ?
Marius explique qu’il a toujours voulu exercer un métier de protection. Après avoir envisagé la police, il s’est tourné vers l’armée. À 15 ans, il a cherché une voie pour s’engager tout en poursuivant ses études. L’EMPT était la solution idéale, lui offrant une transition encadrée entre la vie civile et la carrière militaire, et une préparation directe pour l’école des sous-officiers de Saint-Maixent.
Comment se déroule une journée type à l’EMPT ?
Selon Marius, la journée commence à 6 heures. Elle est rythmée par les cours pour le baccalauréat le matin et l’après-midi, les repas en commun, le sport et l’entraînement militaire. La journée se termine par une heure d’étude obligatoire avant le quartier libre. La discipline est omniprésente, avec des rassemblements et des règles strictes qui visent à former les élèves au métier de soldat.
Quelle formation militaire les élèves de l’EMPT reçoivent-ils ?
Les élèves reçoivent une formation militaire complète. Marius mentionne des week-ends et des semaines sur le terrain où ils pratiquent la topographie, le combat et le tir au FAMAS. Ils apprennent la vie en bivouac, réalisent des parcours d’obstacles et effectuent des marches. Cette formation pratique est complétée par des stages en régiment pour découvrir leur future spécialité.
